Que cache la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) technique pour laquelle le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Payadoya Boukpessi a discuté avec un certain nombre de responsables de partis politiques ?
« On veut que nous acceptions une CENI technique avec comme président, un certain Aganahi, un expert en fraude électorale. Nous avons des preuves ». C’est ce qu’a déclaré ce mercredi dans l’émission politique de la radio Nana FM, Eric Dupuy, le chargé à la communication de l’Alliance nationale pour le changement (ANC).
L’homme dont parle le conseiller de Jean-Pierre Fabre, n’est autre que le Franco-béninois, Clément Aganahi, un expert en technologies électorales et considéré à tort ou à raison comme ami personnel du chef de l’Etat.
Pour arrêter le pouvoir sur cette question de CENI technique et exiger une autre loi portant création des communes au Togo en lieu et place de celle adoptée le 23 juin dernier par l’Assemblée nationale puis des réformes constitutionnelles et institutionnelles prescrites par l’Accord politique global d’août 2006, l’ANC et les quatre (4) autres partis politiques membres du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015) seront dans les rues de Lomé le 3 août prochain.
Selon M. Dupuy, la semaine prochaine est une semaine décisive. « Nous voulons dire à M. Faure Gnassingbé que le peuple togolais n’est pas d’accord et qu’il doit inviter la classe politique à un dialogue franc et sincère afin de parvenir à un consensus pour sortir de cette crise qui mine notre pays », a-t-il indiqué.
Pour information, le groupe des six (6) partis politiques de l’opposition avec lesquels le CAP 2015 est depuis quelques mois en unicité d’action sur les questions de réformes politiques et de décentralisation, n’a pas trouvé opportun de faire cette marche. Eric Dupuy a confirmé cette information et a ajouté qu’ils n’en connaissent pas les raisons de ce non-accompagnement.





