Le chef de file de l’opposition togolaise, Jean-Pierre Fabre, se dit obsédé par la mise en œuvre des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales prescrites par l’Accord politique global (APG) signé en août 2006 par les acteurs politiques togolais.
Pour lui, rien de bon ne peut se faire dans ce pays sans ces réformes et ceux qui pensent le contraire, « ont intérêt au maintien du système politique en place ». C’est en ces termes que le leader de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) s’est exprimé ce jeudi midi sur la radio Nana FM.
« La question n’est pas de savoir si les réformes garantissent l’alternance, elle est de savoir si ces réformes sont nécessaires au vivre-ensemble, au respect de la loi, à l’organisation d’élections libres, équitables, transparentes et démocratiques. A partir de là, s’il y a alternance, tant mieux ; s’il n’y en a pas, l’essentiel est que les résultats ne soient pas contestés », a-t-il expliqué.
En tout cas, à l’ANC, on pense que ces réformes sont vitales, voire indispensables à l’évolution de la vie économique, politique et sociale et la question de l’Etat de droit est le problème fondamental du Togo.
Par rapport aux acteurs politiques qui pensent le contraire de tout ce qui précède, M. Fabre dit ne pas accorder une grande importance puisque pour lui, aujourd’hui au Togo, « le bon sens et la réflexion ont fouté le camp ». Mieux, ce sont « les beaux parleurs » qui tiennent le haut du pavé.
Pour réaliser son « obsession », Jean-Pierre Fabre compte sur le peuple togolais qu’il va prochainement appeler à travers les cinq (5) partis politiques regroupés au sein du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015), à battre le pavé.
« C’est le peuple qui est le détenteur de la souveraineté et il lui faut à un moment donné, s’exprimer et dire ce qu’il veut. La rue est un espace de débat démocratique, y compris dans les pays les plus avancés démocratiquement », a-t-il souligné.
A la question de savoir si le groupe des six (6) partis politiques de l’opposition, alliés du CAP 2015 sur les questions de réformes politiques et de décentralisation vont prendre part à ces manifestions de rue, la réponse donnée par le chef de file de l’opposition togolaise n’a pas été claire : « Ça fait onze partis politiques, c’est une machine très lourde à faire marcher. Il sera bon que les 11 y soient ».





