Le retrait par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) des fréquences au groupe « Sud media », la répression qui a suivi les manifestations spontanées des taximen et des conducteurs de taxi-motos à Lomé contre l’augmentation des prix des produits pétroliers et le déversement dans les rues de Lomé des forces de défense, ne sont pas fortuits.
C’est en tout cas ce que tentent de dire les premiers responsables du principal parti politique de l’opposition togolaise, l’Alliance nationale pour le changement (ANC). Pour eux, il s’agit là de signes précurseurs d’un « coup de force en préparation » par le pouvoir en place.
Telles sont les révélations faites ce dimanche par le Secrétaire général dudit parti, Eric Dupuy, dans l’émission D12 de la radio Pyramide FM où il a été invité.
Dans son développement pour condamner encore une fois ces actes, l’acteur politique a pointé du doigt le musèlement de la presse à travers des coups qu’on veut porter contre l’esprit de critique et la capacité des journalistes à informer la population. Plus loin, il soutient que c’est une manière pour le pouvoir de dire à la population que « si vous manifestez, on va vous tuer ».
« A la veille de chaque consultation électorale, on met en place la FOSEL ou la FOSEP pour pouvoir créer une situation anxiogène dans le pays. Systématiquement, quand il y a un coup de force en préparation, c’est la même chose que ce régime met en place », a-t-il déclaré.
Autrement dit, selon M. Dupuy, un référendum est en préparation par le pouvoir pour mettre définitivement un terme à la question lancinante et éternelle des réformes constitutionnelles et institutionnelles.
L’ANC, depuis jeudi dernier, ne compte pas croiser les bras et regarder faire. La Cour constitutionnelle a été déjà saisie par le parti de Jean-Pierre Fabre pour constater la violation faite par le président de la Commission des lois constitutionnelles à l’Assemblée nationale, contre la proposition de loi de réforme constitutionnelle déposée par l’ANC et l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) en juin 2016.





