lundi, août 15, 2022
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    Togo : la presse critique du pouvoir au-devant d’un ‘musèlement programmé’, selon le PPT

    L’année 2021 a été marquée par des événements et décisions qui ont mis à mal l’exercice du métier de journaliste au Togo. Au Patronat de la presse togolaise (PPT), on ne dort plus sur son laurier. L’organisation patronale pense qu’on assiste dangereusement à un musèlement programmé de la presse critique du pouvoir au Togo. La situation, soutient-il, est plus que préoccupante et il faut agir.

    En conférence de presse lundi à Lomé, cette organisation a décortiqué la situation et exigé qu’un certain nombre d’actions soient posées. Au nombre de celles-ci, le PPT demande l’abrogation de 2 articles du code de la presse et de la communication. Il s’agit nommément des articles 3, alinéa 2 et 5.  

    Ces 2 articles ajoutés à l’article 156, soutient le PPT, sont aux antipodes de la dépénalisation des délits de presse.

    « A l’ère du numérique, nous estimons que les blogs et les réseaux sociaux constituent non seulement des outils de communication pour les journalistes mais aussi des extensions pour les médias traditionnels. Les exclure du champ d’application du code de la presse et de la communication fera des professionnels des médias togolais des journalistes de seconde zone », indique une déclaration.

    L’abrogation demandée, selon ce patronat, ne concerne pas les autres peines d’emprisonnement contenues dans le code de la presse, notamment les articles 155, 157 et 158.  

    Mais le PPT tient à ajouter que certaines modifications nouvellement apportées à la loi organique de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), sont attentatoires à la liberté de la presse et au rôle de contre-pouvoir que les médias doivent jouer dans une démocratie.

    L’autre paire de manches qui inquiète le PPT, ce sont les lourdes peines d’amende relatives aux délits de presse. On parle de 2, 3 voire 5 millions de francs CFA alors que c’est un secret de polichinelle qu’au Togo, la presse privée végète dans la précarité.

    « La précarité et l’environnement économique dans lequel végète la presse privée togolaise ne permet à aucun média privé de faire face à ces lourdes peines d’amende. Les entreprises de presse se retrouvent dans l’obligation de mettre la clé sous le paillasson », déclare Isidore Akollor, président du PPT.

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