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12 Oct 2021

Togo : 2 organisations de défense des droits humains écrivent à Faure Gnassingbé

Depuis plus d’un an, les visites effectuées par les familles et les organisations des droits de l’homme aux détenus sont interdites. Raison officielle évoquée, la situation liée à la pandémie de Covid-19. Une situation qui interpelle 2 organisations. Elles ont saisi le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé d’une lettre pour voir rétablir le droit de visites aux détenus.

Il s’agit du Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT). L’information a été rendue publique par le site de la Deutsche Welle.

Selon le Directeur exécutif du CACIT, Ghislain Nyaku, cela paraît être une détention au secret qui s’apparente à la torture.

« Ça devient une situation pénible pour eux. Ça atteint leur physique et leur santé mentale étant donné que la détention incommunicado (au secret, ndlr) était déjà reconnue par le Comité des droits de l’Homme comme une torture. Donc si dans le contexte particulier de la pandémie, on comprend que le gouvernement ait pris cette mesure dans un premier temps, aujourd’hui il faudrait trouver des mesures alternatives », écrit le site.

Pour le rétablissement des droits de visite des détenus, le CACIT fait des propositions concrètes.

Le collectif parle de l’installation de parois vitrées dans les parloirs ainsi que l’obligation de la vaccination, ou d’un test PCR, aux visiteurs et aux prisonniers.

Selon les informations, le chef de l’Etat n’a encore donné aucune réponse à cette requête des 2 organisations de défense des droits de l’homme.

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