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24 Feb 2021

Ogou 2 et 4 : ‘l’accaparement des terres n’aura pas lieu’, dit un collectif

6 mois après leur rencontre avec la presse, le collectif des propriétaires terriens a encore une fois dénoncé mercredi à Lomé le projet d’accaparement de leurs terres cultivables dans Ogou 2 et 4. Appuyé par certaines organisations de la société civile, ce collectif compte se battre ‘par tous les moyens légaux’, pour faire échec à ce projet.

Cette rencontre avec la presse, 2ème du genre, fait suite, selon eux, à une rencontre organisée aux Affaires sociales d’Atakpamé le 22 janvier dernier, sans que les organisateurs ne daignent les inviter. Une rencontre, disent-ils, qui est organisée par le préfet de l’Ogou.

« Pour les organisateurs de cette rencontre, les initiatives qui se prennent autour du fleuve Mono visent à assurer le bien-être des populations par des futurs aménagements qui se feront sur les sites concernés, en vue de les rendre attractifs aux investisseurs éventuels qui voudraient les exploiter », dit le collectif dans une déclaration liminaire.

De ces déclarations, le collectif dit comprendre que leurs terres sont convoitées par des étrangers qui feront d’eux leurs ouvriers avec à la clé la misère qui prendra siège dans leurs milieux.

« Nous promettons de nous battre par tous les moyens légaux pour faire échec à cette initiative aveugle qui porte atteinte à nos droits de propriétés et qui constitue une menace pour la survie des populations issues de nos milieux », promet le collectif.

Le collectif des propriétaires terriens a invité la Banque mondiale, la Communauté électrique du Bénin (CEB) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à, dit-il, faire appliquer les directives initiales du projet du barrage de Nangbéto.

« Nous espérons que nos cris et actes d’opposition pour cette seconde fois vont ramener nos autorités à la raison pour que dans les jours à venir des discussions soient engagées avec les collectivités et familles concernées. Etant donné que c’est à travers nos terres que nous vivons et nourrissons nos familles, nous ne les abandonnerons jamais pour des projets dont nous connaissons déjà les conséquences », indique le collectif dans une déclaration liminaire.

Selon eux, ce qui se prépare actuellement est dangereux pour les communautés.

« L’accaparement des terres et leur mise à disposition des investisseurs étrangers sont une manière de privatiser le secteur agricole qui emploie plus de 70 % de togolais. Que deviendront les populations rurales si nous décidons de nous dessaisir de nos terres entre les mains d’étrangers ? », écrit le collectif.  

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