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18 Feb 2021

Togo : les OPFA s’engagent à contribuer à la restauration des 1,4 million d’hectares

Les Organisations de producteurs forestiers et agricoles (OPFA) ont pris part jeudi à Lomé à un riche dialogue national sur leur rôle dans la restauration des paysages forestiers. L’initiative est de la Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) et s'inscrit dans le cadre du Mécanisme forêts et paysans (FFF) .

L’objectif, selon les organisateurs de cette rencontre, c’est de renforcer la reconnaissance du rôle des OPFA togolaises et leur contribution à l’atteinte de l’engagement de restauration de 1,4 million d’hectares d’ici à 2030 que le Togo a fait à l’Initiative pour la restauration des forêts et paysages forestiers en Afrique (AFR100) et au Défi de Bonn.

En ouvrant les travaux de ce dialogue, Amah Atutonu, la Directrice des ressources forestières a estimé que cet engagement pris par le Togo ne pourrait pas être atteint, si les uns et les autres ne jouaient pas leur rôle.

« Nous n’atteindrons cet engagement que si nous nous mettons ensemble et chacun en ce qui le concerne, pour conduire en toute synergie les actions qui existent dans nos multiples documents programmatiques », a-t-elle marqué.

Selon elle, les documents dont il s’agit sont la politique forestière, la stratégie nationale REDD+, le cadre stratégique d’investissement pour la gestion des ressources naturelles, le programme national de reboisement et le programme d’investissement agricole pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

« La restauration des paysages forestiers est une voie royale pour nos écosystèmes de se reconstituer, d’être plus résilients aux multiples chocs et de jouer pleinement leur rôle, permettant ainsi à l’homme d’améliorer son cadre de vie et de diversifier ses sources de revenus », a-t-elle ajouté.

Pour cette représentante du ministre de l’environnement et des ressources forestières, de nombreux travaux ont révélé qu’au cours des 30 prochaines années, un certain nombre de phénomènes viendront menacer la sécurité alimentaire mondiale, notamment l’augmentation de la population qui passera de 7,5 milliards d’individus en 2020 à près de 9 milliards à l’horizon 2050 avec un plus grand taux d’accroissement démographique dans les pays en voie de développement, le changement climatique et les conflits sur le foncier.

Oyetounde Diwa du bureau de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Togo ne dira pas le contraire. « Si l’ensemble des acteurs ne sont pas ensemble, c’est en vain que cet engagement a été pris. Seul, le gouvernement ne peut pas parvenir à l’objectif de restaurer les terres dégradées. Ce dialogue permet de débattre et de se concentrer sur le rôle que peuvent jouer les organisations paysannes pour contribuer à la réalisation de cette ambition. Aucun acteur ne peut être laissé de côté », a-t-il souligné.

Il n’a pas manqué de rappeler qu’au nombre de plusieurs initiatives déjà prises relativement à cet engagement de restauration de 1,4 millions d’hectares, la FAO a depuis 2 ans, mis en œuvre des initiatives au niveau local, directement à travers les organisations paysannes.

Ayéfoumi Olou Adara, le président du conseil d’administration de la CTOP a rappelé combien le rôle des organisations de producteurs forestiers et agricoles était important pour la réalisation de cet engagement.

« La relation entre la forêt et les paysans n’est plus à démontrer. La forêt joue un rôle important dans nos vies. Des forêts, nous tirons des fruits et des animaux pour notre alimentation, des racines et écorces pour notre santé, de l’ombrage et une protection contre les vents et l’érosion, etc. et surtout, la forêt attire la pluie dont dépend notre activité. C’est pourquoi, face à la déforestation poussée dans nos communautés, une prise de conscience est de plus en plus forte sur l’urgence de restaurer des paysages détruits avec une forte participation des organisations de producteurs forestiers et agricoles », a-t-il martelé.

Une déclaration finale des OPFA a mis fin aux travaux de ce dialogue. Les participants ont pris l’engagement de contribuer à ce que la restauration de 1,4 million d’hectares soit effective d’ici à 2030. 

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