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11 Jun 2021

Togo : l’ANC menace de quitter la CNAP

Jean-Pierre Fabre n’est pas content. Le leader de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), dans une lettre adressée le 27 mai dernier au ministre en charge de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi, menace de quitter la Concertation nationale des acteurs politiques (CNAP).

Et pour cause. L’opposant de Faure Gnassingbé, après la 7ème réunion de cette concertation, dit avoir constaté que le gouvernement ne veut pas procéder aux réformes nécessaires à des élections transparentes.

« Le rejet par le gouvernement de mesures qui, à l’évidence, doivent contribuer à la transparence des élections et empêcher la fraude, confirme, une fois encore, le manque total de volonté du pouvoir en place, d’assainir le cadre électoral de notre pays », écrit M. Fabre.

Dans ces conditions et à défaut de réelles avancées, poursuit-il, l’ANC se verra contrainte de ne pas s’associer, dira-t-il, « au semblant de consensus qui se dessine contre son gré ».

Concrètement, que reproche le patron de l’ANC au gouvernement ? Citant les comptes rendus des débats, M. Fabre fait savoir que la composition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) retenue, assure au pouvoir en place, une majorité confortable pour, dit-il, manœuvrer cette institution à sa guise.

Le président de l’ANC n’a pas du tout aimé le rejet de la double vérification que devrait assurer la biométrie intégrale.

En dernier lieu, il reproche l’inacceptation de l’authentification du bulletin de vote par signature.

Cette position de l’ANC n’étonne guère personne. A la veille du 61ème anniversaire de l’indépendance du Togo, Jean-Pierre Fabre n’avait pas caché son doute sur l’aboutissement heureux des travaux de ce que plusieurs désignent sous l’appellation de ‘énième dialogue’.

Lancé en janvier 2021, la CNAP a déjà enregistré un départ, celui du représentant du Comité d’action pour le renouveau (CAR). Une sortie qui a eu lieu en début du mois de février, soit quelques jours après le lancement.

La Dynamique Mgr Kpodzro (DMK), quant à elle, a dit au début et continue de dire qu’elle ne s’associera pas à un dialogue dont le mobile ne prendra pas en compte le contentieux électoral du scrutin présidentiel du 22 février 2020.

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