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23 Feb 2021

Agbéyomé, Diallo, Fayulu et Nadot signataires d'une tribune conjointe

3 opposants africains et un député français sont vent debout contre la France d’Emmanuel Macron et l'Union européenne (UE). Signataires d’une tribune conjointe, Agbéyomé Kodjo du Togo, Cellou Dalein Diallo de la Guinée, Martin Fayulu de la République démocratique du Congo (RDC) et Sébastien Nadot, député indépendant français disent que la France et l’UE se drapent dans un ‘silence coupable’, au prétexte de non-ingérence dans les pays d’Afrique centrale et de l’ouest.

Les opposants de Faure Gnassingbé, d’Etienne Tsisekedi et d’Alpha Condé appellent à la définition d’un nouveau cadre partenarial global entre les pays d’Afrique centrale et de l’ouest et la France et l’Europe.

Cette position des 3 opposants togolais, guinéen, congolais et du député indépendant français, fait suite aux élections présidentielles problématiques dans les 3 pays africains.

« Pendant que la démocratie et l’État de droit sombrent en Afrique subsaharienne, la France et l’Europe regardent ailleurs, se paient de quelques mots, puis poursuivent le train-train de leurs relations avec les dictateurs en place. Oui : dictateurs. Il n’y pas d’autres mots pour qualifier celui qui accède au pouvoir par un mécanisme autre que démocratique ou s’y maintient par la force, contre le vote des citoyens et au moyen de la répression de toute opposition politique et médiatique. Plus grave encore, certains attisent la dimension ethnique, au risque d’enclencher la dynamique de la guerre civile et des crimes inter-ethniques de masse », écrivent les 4 signataires de ladite tribune.

Pour ces 3 acteurs politiques qui disent être les vrais gagnants de la dernière présidentielle dans leur pays respectif et le député français, la France et l’UE peuvent faire mieux que ce qu’elles font.

« Les moyens d’action de la France et de l’Europe sont pourtant là : le Conseil de sécurité des Nations unies, que la France présidera en juillet prochain, l’activation de l’article 96 de l’Accord de Cotonou sur le respect de la démocratie, les pressions diplomatiques pour organiser des élections transparentes, libres et crédibles, les prises de parole fortes pour exiger la libération des prisonniers politiques, les sanctions individuelles (gel des avoirs, interdiction d’accès au territoire européen) », soutiennent-ils.

Pour eux, il est temps de refonder un pacte démocratique pour l’Afrique centrale et de l’ouest en, disent-ils,  posant les principes constitutionnels intangibles et en assurant les conditions de leur effectivité, en définissant les réformes institutionnelles nécessaires pour prévenir tout retour en arrière, et en convenant ensemble du rôle et de la responsabilité de la France et de l’Union européenne dans cet exercice.

« Car celles-ci ne sauraient se draper dans un silence coupable, au prétexte de non-ingérence. Faire droit aux peuples d'Afrique est un impératif qui requiert une synergie de dynamiques endogènes et exogènes », marquent les signataires.

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