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Togo : un document rend public 18 noms cités comme responsables d’actes de torture Prof. David Dosseh, coordonnateur du comité pour la libération des détenus politiques
17 Feb 2021

Togo : un document rend public 18 noms cités comme responsables d’actes de torture

Le comité pour la libération de tous les détenus politiques a rendu public mardi un mémorandum. Au-delà des situations décrites par ce comité, la version finale du document comportera les noms de 18 personnes clairement identifiées et citées comme étant responsables d’actes de torture au Togo.

Et pour faire arrêter la ‘préoccupante’ vague répressive en cours au Togo, dit le coordonnateur de ce comité qui n’est autre que le professeur David Dosseh, une série d’actions nationales et internationales va bientôt démarrer.

« « Le document dans sa version complète comportera des noms de 18 personnes qui ont été clairement identifiées et citées comme étant responsables d’actes de torture. Ce document permettra une série de mesures pour que la pratique de la torture, la question des morts en détention, les disparitions forcées, les arrestations faites en dehors de toutes règles procédurales, prennent fin dans notre pays pour qu’ensemble, nous puissions espérer que les principes démocratiques et d’un Etat de droit soient enfin respectés », a-t-il déclaré.  

Le comité pour la libération des détenus politiques dit qu’elle va rencontrer de différentes institutions républicaines, de différentes organisations, qu’elles soient politiques ou non mais également au plan international où des contacts préliminaires leur ont permis d’avoir des accords de principe en terme de soutien.

Pour le comité, la situation est vraiment préoccupante. « La situation s’est définitivement altérée avec une répression tout azimut à l’endroit des citoyens et organisations se montrant critiques à l’endroit du pouvoir », indique le mémorandum.

Les responsables du comité pointent du doigt le Service central de renseignements et de l’investigation criminelle (SCRIC), dont la mission est complètement dévoyée aujourd’hui, disent-ils, et le système judiciaire. Les 2 institutions, selon eux,  jouent un rôle central dans la vague répressive.

Le document rendu public exige la libération de 111 personnes arrêtées et détenues en raison de leur opinion politique dans les différentes prisons du Togo depuis 2018. De ces personnes, on signale la mort en détention de  5 personnes.

Pour rappel, le comité pour la libération des détenus politiques a été mis en place au lendemain de l’arrestation de 2 responsables de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK), à savoir Brigitte Adjamagbo Johnson et Gérard Djossou.

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