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19 Jan 2021

Togo : pouvoir et opposition créent la CNAP, les vrais problèmes galvaudés, selon le CAR

Les acteurs politiques togolais, du pouvoir comme de l’opposition ont créé mardi à Lomé la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP). Un cadre où se dérouleront désormais les discussions politiques liées à l’organisation des élections et la vie politique. Des comités d’appui ont été créés pour appuyer les travaux préparatoires qui seront débattus en plénière. Les partis représentés ont salué les avancées. Mais le Comité d’action pour le renouveau (CAR) estime que les vrais problèmes n’ont pas été touchés.

L’initiative née de la 2ème réunion des acteurs politiques invités par le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi, a été saluée par l’Union des forces de changement UFC), l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et la Convergence patriotique panafricaine (CPP). Le représentant du CAR dit être resté sur sa soif.  

« Il y a la volonté de part et d’autre de parvenir à des solutions qui peuvent améliorer le cadre électoral dans notre pays, assainir les commissions de vie politique dans notre pays. Nous prendrons notre part avec toutes les contributions qui peuvent concourir à améliorer le climat politique et socioéconomique du pays », a déclaré d’entrée le représentant de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre.

Ce parti politique représenté par son premier vice-président, Patrick Lawson, a fait 4 propositions, notamment celles ayant train au cadre électoral, qui portent sur les élections, sur l’assainissement de l’environnement politique pour apporter un certain apaisement dans le pays, et celles qui concernent tous les autres problèmes.

A l’Union des forces de changement (UFC), on estime que le Togo est dans une dynamique d’évolution.  

« Le ministre a fait un compte rendu des propositions qui ont été envoyées au gouvernement et qui ont toutes été validées. C’est une réunion qui a été très fructueuse, l’ambiance est bonne, tous les partis politiques présents comprennent maintenant qu’il faut rentrer dans une dynamique d’évolution et quitter donc la rue », a lancé Séna Alipui, président du groupe parlementaire UFC à l’Assemblée nationale.

D’autres partis encore ont pris part à ces discussions comme la Convergence patriotique panafricaine (CPP).

« Si nous sommes tous dans la dynamique d’un apaisement politique, d’un développement inclusif et harmonieux, nous ferons de ce pays, un pays  émergent, digne de ce nom et où les divisions politiques ne mettent pas en péril le développement économique et social du pays », a déclaré le président de la CPP, Akouété Béléki.

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) n’a pas été en reste. « Je suis resté sur ma soif, c’est comme si je suis venu tard dans un monde plus vieux. J’ai l’impression que les problèmes que je soulève, je viens les soulever un peu trop tard et que ces problèmes ne seront pas pris en compte. C’est ce qui m’a gêné. Je retourne voir le parti et on va aviser du comportement que nous allons avoir. Il faut que les solutions que nous allons avoir soient une garantie de non répétition et que les élections reflètent les vrais résultats », a souligné Jean Kissi.  

Il dit avoir pointé du doigt les préoccupations relatives aux crises électorales successives avec des élections contestées, des répressions sanglantes, des dialogues qui n’aboutissent pas. « Il faut régler une fois pour de bon les problèmes politiques togolais, de normaliser la situation politique avec un rebond sur la situation économique », a-t-il marqué avant d’ajouter qu’il y a une crise électorale liée au scrutin du 22 février 2020.

Selon les informations, les acteurs politiques se retrouveront dans une ou 2 semaines pour, dit-on, adopter le règlement intérieur de cette concertation sur la vie politique nationale.

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