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09 Dec 2020

Togo: le 'comité de libération d’Adjamagbo et Djossou' sur pied

Une vingtaine de partis politiques et d’organisations de la société civile ne pensent pas baisser les bras devant l’arrestation, l’inculpation et le mandat de dépôt des 2 responsables de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK). Signataires d’une déclaration conjointe partagée avec la presse mercredi à Lomé, ces 10 partis politiques et 10 organisations ont mis en place un comité pour exiger la libération de Brigitte Adjamagbo Johnson et de Gérard Djossou.

Il s’agit du BAC, de la CDPA, des DSA, des Démocrates, du MPDD, du Nid, de La Racine, du Parti des Togolais, du Parti des Travailleurs, de Le Togo autrement, et des mouvements de la société civile comme le Front citoyen Togo debout, FDD, MJS et bien d’autres.  

« Ce comité aura pour mission d’exiger la libération de tous les détenus politiques de la DMK, en passant par les militants de l’Union des forces de changement (UFC) et du Parti national panafricain (PNP) », a lancé Claude Ameganvi du parti des Travailleurs.

Pour ceux qui pensent déjà à une autre coalition des partis politiques et organisations de la société civile contre le pouvoir de Faure Gnassingbé ou à un regroupement politique, les signataires de la déclaration répondent qu’il n’en est pas le cas.

Pour eux, il s’agit tout simplement d’un comité composé de personnalités qui sont contre des accusations ‘fantaisistes’.

Pour ces 10 partis politiques et 10 organisations, Mme Adjamagbo Johnson et M. Djossou sont manifestement victimes d’une instrumentalisation de la justice aux fins d’un règlement de compte politique au profit du régime en place.

« Au moment où de nombreux prisonniers politiques continuent d’être arbitrairement détenus, où la justice togolaise étale son inféodation au pouvoir politique comme le montre ouvertement l’affaire du Pétrolegate, où les assassins du col. Bitala Madjoulba courent toujours et où nombre de citoyens togolais sont contraints à l’exil pour leur opinion, l’objectif visé apparaît clairement », écrivent-ils.

Selon eux, l’actuelle volonté de ‘neutralisation’ de la DMK à travers sa décapitation et une interdiction à terme de ses activités, « voudrait en finir avec toute contestation du régime en place et toute expression démocratique pour toutes les organisations indépendantes ».

Un projet ‘totalitaire’ visant à faire retourner le Togo à l’ancien régime monolithique de parti unique, soulignent les signataires de la déclaration conjointe.

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