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23 Nov 2018

Togo-législatives : la tête de liste du PDP à Lomé, vise le poste présidentiel

Le Parti démocratique panafricain (PDP) de Bassabi Kagbara, est l’une des formations politiques qui ont fait acte de candidatures pour les élections législatives du 20 décembre prochain. A Lomé, la liste de ce parti est coiffée par une femme, en la personne de Jocelyne Sodji.

Jusque-là inconnue du grand public, la première responsable des femmes du PDP estime que la tension et l’extrémisme sont trop perceptibles au Togo et il est important que les uns et les autres fassent preuve de retenue et se retrouvent autour d’une table pour, dit-elle, négocier le départ du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.

Selon elle, en l’état actuel de la situation politique au Togo, il faut que la femme puisse se repositionner sur l’échiquier politique et lutter pour accéder à tous les postes, même présidentiel.

« Nous sommes dotées des mêmes qualités intellectuelles, morales et sentimentales que les hommes. Nous pouvons éduquer des hommes, avoir des postes ministériels et même diriger ce pays. On a vu des femmes présidentes dans d’autres pays, pourquoi pas au Togo ? », a-t-elle déclaré ce vendredi sur la radio Victoire.

A ceux qui disent que les partis politiques qui se prêtent aux prochaines élections législatives sont des béquilles du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), Jocelyne Sodji crie haut et fort que le PDP n’est ni une ‘émanation’, ni un parti politique ‘affidé’ à UNIR. « Nous sommes un parti de l’opposition qui croit au changement et à l’alternance », a-t-elle tonné.

La tête de liste du PDP aux prochaines élections législatives à Lomé pense que le processus électoral en cours est ‘inclusif’ et ‘irréversible’ mais a soutenu que le recensement électoral a été émaillé de beaucoup d’incongruités. « Il y a eu l’enrôlement des mineurs », a-t-elle précisé ajoutant que le PDP attend les résultats de l’audit des experts de la CEDEAO.

La collaboratrice du président du PDP note que la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise est dans son droit de manifester et de dire son indignation, mais, lance-t-elle, le boycott n’est pas la meilleure solution.   

« Dans ce cas, UNIR aura les mains libres pour avoir les 4/5 des députés, c’est son intention. Si la coalition des 14 ne peut pas y aller, d’autres formations politiques de l’opposition peuvent se positionner pour empêcher cet état de choses », a-t-elle marqué.

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