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26 Jan 2021

Togo : ‘l’usage de faux’ à l’origine de l’interpellation des enseignants, selon la FESYNTET

La Fédération des syndicats des travailleurs des enseignements du Togo (FESYNTET) a appelé mardi les enseignants qui sont sur le terrain au calme. Cette fédération qui siège au Cadre permanent de concertation (CPC), est aussi largement revenue sur l’interpellation et la libération des enseignants membres du Syndicat des enseignants du Togo (SET). Selon la FESYNTET, ce n’est pas la plateforme que porte le SET qui a conduit à l’interpellation de leurs camarades mais ‘l’usage de faux’.

C’était au cours d’une conférence de presse organisée mardi à Lomé. Selon les responsables de la FESYNTET, il est temps qu’on explique un tant soit peu à l’opinion ce qui a réellement conduit à l’arrestation de ces enseignants.

« Depuis le début du mois de janvier, le monde éducatif est encore confronté à certaines difficultés liées à des revendications posées par un groupe d’enseignants. En tant que fédération siégeant au cadre permanent de concertation, nous ne pouvons pas rester les bras. Il faudrait que nous sortions pour expliquer un tant soit peu, ce qui se passe à l’opinion. Il est question d’une plateforme revendicative qu’un groupe d’enseignants a déposée. Depuis, l’autorité a trouvé que la procédure de création de leur mouvement n’est pas légale. Il y a eu interpellations parce qu’on estime qu’il y a usage de faux », a déclaré M. Abaglo, Secrétaire général de la FESYNTET.

Les responsables de cette fédération se réjouissent du fait que les membres du SET soient revenus à de meilleurs sentiments. « Dieu merci, ce matin même, je lisais dans un compte rendu d’une réunion qu’ils ont tenue, que les procédures étaient viciées et qu’il va falloir qu’ils fassent table rase pour tout reprendre », a déclaré M. Abaglo, parlant d ses collègues du SET.

Selon cette fédération, tout est parti de la création du SET à travers une assemblée générale virtuelle. Si cela ne pose a priori aucun problème, a soutenu M. Abaglo, l’autorité n’a pas compris comment on est sorti de cette assemblée avec un procès-verbal avec noms et signatures des membres fondateurs.

Pour que la sérénité règne définitivement au sein du secteur de l’éducation, la FESYNTET pense que le respect des textes légaux est important.

« Nous estimons que nous sommes dans un Etat de droit où le droit syndical est un droit fondamental reconnu par la Constitution. Néanmoins, pour parvenir à la création d’un syndicat, il faut que nous respections les textes légaux. Nous pensons que dorénavant les camarades qui estiment que leurs droits sont brimés et qui veulent les revendiquer, puissent le faire en toute légalité pour que nous ne vivions plus les événements de ces derniers jours », a lancé M. Abaglo.

La fédération a donc appelé les enseignants qui sont sur le terrain au calme afin de permettre aux centrales syndicales et aux fédérations des syndicats de l’éducation impliquées dans la recherche d’une solution par le dialogue, de trouver une issue ‘heureuse’ à la crise actuelle.

Depuis quelques jours, les enseignants arrêtés ont été libérés. A la FESYNTET, on estime que les 8 fédérations siégeant au Cadre permanent de concertation (CPC) et les centrales syndicales y ont été pour quelque chose.

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