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26 Mar 2021

Togo : les DG des institutions de micro finance ont bu à la source du monde des affaires

Les patrons des institutions de micro finance venus de tous les coins du Togo, se sont nourris de riches expériences d’hommes d’affaires togolais. C’est au cours d’une rencontre de partage inédite organisée jeudi à Lomé par l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Togo (APSFD-Togo).

Pendant des heures, José Kwasi Simenouh, PDG de ‘La Protectrice assurances’ et Kokoumeh Fedy, DG CIF-VIE, ont raconté leur parcours et parlé des astuces qui leur ont fait gagner. Le tout est couronné par une conférence-débat dont le thème est : ‘quelle image doivent avoir les SFD pour assurer leur résilience à la Covid-19 et maintenir le cap de l’inclusion financière ?’.

Selon Komi Bassina, président de l’APSFD-Togo, l’environnement dans lequel les SFD interviennent, est en pleine mutation, doublé de la crise de Covid-19, ce qui a fortement impacté la vie des institutions de micro finance. Cela, a-t-il souligné, appelle des changements de comportements, d’attitudes et d’aptitude pour diriger ces institutions.

« La rencontre vise 3 objectifs. Le premier, c’est de créer un cadre d’échange et de partage d’expériences avec les personnes ressources invitées qui ont eu déjà à faire leur temps dans le monde des SFD et des assurances. Le 2ème, c’est de permettre à ces personnes de nous faire vivre leurs expériences en termes de leadership et le lien qui existe entre leadership et performance sur les sociétés qu’ils ont eu à diriger. Le 3ème, c’est de faciliter le contact entre les grands acteurs présents à cette rencontre », a-t-il indiqué.

Pour le premier invité à cette rencontre, Kokoumeh Fedy, le principal actif d’une institution de micro finance, c’est les clients. Et le génie des dirigeants des SFD, c’est d’arriver à la fois à réorganiser la gestion du crédit mais aussi rendre l’épargne disponible.

« Les SFD font de l’épargne et du crédit. Aujourd’hui, la crise sanitaire est là. Pour ce qui concerne le crédit, ils doivent pouvoir analyser au cas par cas la situation des personnes qui sont sous crédit et regarder avec ces personnes, l’état actuel de leurs activités et réadapter le calendrier de remboursement à cet état. Rassurer chaque client que la règle qui doit régner, c’est la transparence et la vérité. Sur le volet épargne, une chose à faire absolument, c’est de rendre disponible l’épargne à tout moment et à chaque client qui en fait la demande », a lancé celui qui fut pendant plusieurs années le DG de la FUCEC.

Pour lui, l’action des SFD doit aussi passer par la digitalisation et l’éducation financière. « La digitalisation ne doit plus être une chose qu’on dit dans la bouche. Un véritable chantier doit être ouvert afin que les clients puissent opérer de loin. C’est en vue de se protéger soi-même mais  de protéger également le client. L’éducation financière doit revenir au cœur des activités des SFD. Il y a la pandémie mais c’est le moment de construire de solides fondements pour les SFD », a-t-il précisé.

José Kwasi Simenouh remercie le rêve et le leadership qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui.

« Ce qui me fait aujourd’hui, c’est que je suis un rêveur et j’ai des objectifs et des ambitions que nous essayons d’atteindre. Pour être leader, il faut avoir le sens du leader, de la création et de l’innovation. Le leader doit surtout prendre en compte l’importance des ressources humaines qui sont au centre de toute réussite d’entreprise. Les techniciens ne suffisent pas », a marqué le PDG.

De la conférence qui a suivi ces présentations, on retient que l’image des SFD est faite par les clients. Et leur travail de tous les jours doit être fait de telle sorte que le client garde d’eux, une image positive, en s’adaptant aux besoins et préoccupations des clients, et en les accompagnant dans leurs activités et surtout en demeurant des institutions performantes.

Pour rappel, selon les responsables de l’APSFD, le secteur des institutions de micro finance a été, comme beaucoup d’autres secteurs, touché par la crise créée par la Covid-19. Mais fort heureusement, soulignent-ils, les institutions de micro finance se sont montrées très résilientes, en faisant face aux conséquences de la crise et en se projetant sur la relance des activités.

En termes de chiffres, on enregistre en septembre 2020, 77 institutions de micro finance contre 3.127.263 clients. Le montant des dépôts (épargne) s’établit à 227,573 milliards tandis que les encours de crédit sont de l’ordre de 173,733 milliards.

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