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23 Feb 2021

Togo : avec l'association Eco-Impact et DIABEOBE, l’agroécologie a de beaux jours devant elle

De plus en plus, on parle de l’agroécologie au Togo. Cette forme d’agriculture dite meilleure solution et protectrice de l’environnement, a été au cœur d’un atelier de formation pratique de 2 jours à Lomé. Organisé par Eco-Impact, une association qui travaille dans le domaine de la protection de l'environnement et surtout la promotion de l'agroécologie et le Centre de santé DIABEOBE, cette rencontre tenue du 19 au 20 février derniers, a connu la participation de 12 personnes, notamment 6 agronomes, 2 spécialistes de santé, 3 entrepreneurs agricoles et un paysan.

Placé sous le thème : ‘l’agroécologie pour une nutrition saine’, cet atelier a été le lieu de développement de 5 modules, notamment ‘l’agroécologie, la saine nutrition et la santé’, ‘pratiques agroécologiques et le BioSPG’, ‘la technique de biochar’, ‘production et utilisation des biopesticides’ et ‘production et utilisation de bokashi’.

Selon Jean-Charles SOSSOU, agronome, agroécologiste et président de l'association Eco-Impact, aujourd'hui, la meilleure solution, mieux le choix optimum en agriculture, c'est l'agroécologie. 

« C'est une agriculture respectueuse de l'environnement, qui prend soin de la santé animale et humaine. Mais aussi, elle valorise au mieux la biodiversité culturelle, la biodiversité alimentaire, en faisant appel aux bonnes pratiques culturales, aux technologies et aux biotechnologies inspirées des processus écologiques », a-t-il expliqué.

A la ‘question pourquoi il faut manger sain et équilibré?’, Dr Serge Kodzo, responsable du centre de santé DIABEOBE estime que c’est pour ne pas avoir une vie nutritionnelle détériorée.

« Il est vrai que nourrir la population est essentielle, et  est un enjeu mais il faudrait la faire de façon la plus naturelle possible. Car une population qui est bien nourrie est un gain pour le pays. Cette population sera en bonne santé et l'environnement sera aussi préservée », a-t-il ajouté.

Selon ce docteur à multiples casquettes (endocrinologue, diabétologue, nutritionniste), plusieurs études ont démontré que l'agriculture conventionnelle avec l'utilisation des intrants chimiques contenant des produits organochlorés et des métaux lourds, sont la cause de plusieurs maladies comme les cancers et autres.

« Ces produits chimiques agissent comme des perturbateurs endocriniens et interfèrent sur les hormones, provoquent des mutations génétiques ou épigénétiques; on peut noter aussi des problèmes d'infertilité et d'impuissance sexuelle comme les effets  suite à l'utilisation de ces produits chimiques », a-t-il énuméré.  

Plusieurs travaux pratiques au cours de cet atelier

Pendant 2 jours, les participants venus de divers horizons ont touché du doigt de choses concrètes. La première journée de cet atelier sur l’agro écologie pour une nutrition saine a été le lieu de rappeler aux participants l’agriculture pour une nutrition saine. C’est par l’entremise de 2 grandes questions : ‘pourquoi faut-il manger sain ? ‘ et ‘comment manger équilibré et pourquoi ?’.  

A la suite des développements, un atelier pratique de production des intrants organiques a pris place avec M. SOSSOU, président d’Eco-Impact à la manette. Ce qui a conduit à la production du biocharbon faite à base du recyclage des copeaux des noix de coco séché.

S’en est suivi un atelier sur la propriété germinative des semences : la levée de dormance des semences, le choc thermique apporté aux semences pour optimiser le taux de germination des semences en pépinière.

Gilbert Bakirwena, agronome et communicateur a mis fin à la première journée avec son atelier sur les pratiques agroécologiques et le Bio_SPG (Système participatif de garantie), une certification locale et sociale orientée vers le marché bio local. 

La 2ème journée a été aussi riche que la première. Il a été question de la confection des planches et des techniques de paillage en culture maraichère, la production et l’utilisation du biocharbon, la production et l’utilisation des bio pesticides, des bouillons minéraux et des biofertilisants.

« L’usage des biofertilisants, des bouillons minéraux et des bio_pesticides est une alternative sure et durable aux intrants chimiques. Leur utilisation a effectivement des  avantages et bienfaits  sur les plans économique et environnemental ; et pour la santé des sols, des plantes, humaine et animale », ont noté les participants.

Sous le contrôle des experts, les participants ont aussi produit un engrais organique appelé Bokashi. Il s’agit d’un engrais naturel issu de la fermentation aérobique très riche qui permet de régénérer le sol en améliorant aussi les caractéristiques organoleptiques des produits (fruits et légumes) à la récolte.

Plusieurs personnes ayant eu vent de cet atelier à sa fin, ont émis le vœu que d’autres soient encore programmés.

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