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09 Nov 2021

Crise malienne : Abdoulaye Diop à Lomé, Robert Dussey tente de remettre les choses à l'endroit

Abdoulaye Diop séjourne à Lomé depuis 3 jours. Une visite de travail au cours de laquelle le ministre malien des affaires étrangères et de la coopération internationale a abordé avec son homologue togolais, Robert Dussey, tous les sujets liés à la transition au Mali. Cette visite survient à la suite de l’expulsion du représentant de la CEDEAO du Mali et du 3ème sommet extraordinaire de cette organisation sous régionale sur le Mali et la Guinée.

Prof. Robert Dussey a rappelé à son homologue du Mali que l’engagement du chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé auprès du Mali repose non seulement sur l’impérieux devoir de solidarité, mais aussi et surtout, sur la communauté de défis et des enjeux sociopolitiques et sécuritaires.

La capitale togolaise va abriter dans le courant du premier trimestre de 2022, la prochaine réunion du Groupe de soutien à la transition au Mali (GST-Mali).

« Le ministre togolais a réaffirmé la constante disponibilité du gouvernement togolais à accompagner la République sœur du Mali jusqu’au retour rapide à l’ordre constitutionnel. Afin de continuer à aider le Mali et toute la région du Sahel, les deux ministres ont décidé de tenir la prochaine réunion du Groupe de soutien à la transition au Mali (GST-Mali), à nouveau à Lomé au 1 er trimestre 2022 », indique un communiqué conjoint.

Lomé essaie-t-il de remettre les choses sur de bons rails ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette visite intervient dans un contexte un peu tendu entre le Mali et la CEDEAO.

On se souvient que le 26 octobre dernier, le Mali avait déclaré persona non grata le représentant spécial de la CEDEAO, Hamidou Boly. Les autorités maliennes lui reprochaient des ‘agissements incompatibles avec son statut’. Les dirigeants de la CEDEAO avaient réagi vigoureusement en condamnant l’expulsion de leur représentant.

Le 7 novembre dernier, les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO se sont retrouvés à Accra au Ghana en sommet extraordinaire sur le cas du Mali et de la Guinée.

Des sanctions individuelles ont été prises à l’encontre des membres de la junte au pouvoir au Mali en raison du retard dans l’organisation des élections devant remettre le pays sur les rails de la démocratie. Des élections en principe prévues pour le 27 février 2022.

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