mardi, octobre 4, 2022
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    Affaire des 49 militaires : la saisine de la CEDEAO par Ouattara complique tout

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    La crise entre les 2 pays voisins, la Côte d’Ivoire et le Mali sur l’affaire des militaires ivoiriens arrêtés à Bamako, a pris une autre tournure. Alassane Ouattara et col. Assimi Goïta sont à couteau tiré. Le président ivoirien met de côté la médiation togolaise et s’en remet désormais à la CEDEAO. Son homologue malien ne veut même sentir l’ombre de cette institution communautaire dans cette affaire.

    Le 3 septembre dernier, avec la libération des 3 femmes soldats qui sont parmi les 49 arrêtés, on pensait à un début de la fin de cette crise.

    Ouattara compte désormais sur la CEDEAO

    Le président ivoirien, non content de la demande d’extradition des Maliens résidant en Côte d’Ivoire et qui bénéficieraient de la protection d’Abidjan pour déstabiliser le Mali, saisit la commission de la CEDEAO.

    « Le président Alassane Ouattara a instruit la ministre des Affaires étrangères à l’effet de saisir la commission de la CEDEAO, en vue de la tenue dans les meilleurs délais d’une réunion extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement pour examiner la crise entre la Côte d’Ivoire et le Mali en vue d’aboutir à la libération des soldats dans les plus brefs délais », indique un communiqué de la présidence de la République ivoirienne en date du 14 septembre.

    La partie ivoirienne voit en cette demande d’extradition un chantage inacceptable.

    La médiation togolaise, seul cadre de règlement

    Comme une réponse du berger à la bergère, la réponse de la partie malienne est tombée. Pour le Premier par intérim du Mali et porte-parole du gouvernement, col. Abdoulaye Maïga, le seul cadre de règlement du dossier des 49 mercenaires ivoiriens détenus dans son pays est la médiation togolaise.

    Les autorités maliennes disent que cette affaire judiciaire qu’on veut transformer en crise diplomatique ne concerne pas la CEDEAO.

    « Le gouvernement de la transition souligne qu’il n’est nullement concerné par cette procédure devant l’instance communautaire. Il met en garde contre toute instrumentalisation de la CEDEAO par les autorités ivoiriennes pour se soustraire de leur responsabilité vis-à-vis du Mali », écrit l’autorité malienne.

    Pour rappel, les autorités maliennes ne se sentent pas en communion avec la CEDEAO pour des raisons que tout le monde sait. L’institution communautaire avait infligé au Mali de dures sanctions lorsque Assimi Goïta, Premier ministre, a perpétré un coup d’Eta t pour prendre la tête de la transition. Depuis, les relations entre ce pays et la CEDEAO ont été difficiles.

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