vendredi, décembre 2, 2022
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    AFIS 2022 : tous les grands sujets liés au retard de l’Afrique pris en compte

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    Dans quelques jours, plus précisément du 28 au 29 novembre prochains, la crème des décideurs de l’Afrique se réunit dans la capitale togolaise, autour d’un événement important pour l’Afrique. Il s’agit du 2ème sommet annuel de Africa Financial Industries Summit (#AFIS2022Lome). Un grand événement qui va réunir en un seul endroit plus de 500 décideurs de divers horizons.

    Ce rendez-vous de haut niveau tombe à pic quand on sait que la part de l’Afrique dans la valeur ajoutée manufacturière mondiale est insignifiante. Une performance industrielle que d’aucuns jugent décevante pour un continent riche en ressources naturelles et qui dispose aujourd’hui des leviers sur lesquels il peut agir pour inverser la tendance.

    Beaucoup s’accordent à dire que le faible niveau des infrastructures des pays africains, en particulier les infrastructures de transport, de télécommunications et d’énergie constitue un frein majeur à l’émergence industrielle du continent. On pointe aussi du doigt le manque de vision politique, l’instabilité politique, la faiblesse de la taille du marché, les difficultés d’accès au financement et le faible niveau du capital humain dans les entraves à l’industrialisation de l’Afrique.

    En tout cas, #AFIS2022Lome est une belle opportunité pour les décideurs qui se réuniront à Lomé. Seront présents, a-t-on appris, les ministres de l’économie et des finances du continent, les gouverneurs de banques centrales, les dirigeants des Fintechs, des compagnies d’assurances et de Mobile Money.

    Sur le déficit des infrastructures

    Les banques multilatérales se tournent de plus en plus vers les financements mixtes (blended finance), en particulier pour les projets de plus de dix ans qui aident à combler le déficit infrastructurel en Afrique (100 Mds de $ par an). Alors que les banques commerciales locales n’ont pas la capacité de financer à long terme et que 90 % des projets échouent en raison d’une mauvaise répartition des risques et d’études de faisabilité inadéquates, l’Afrique subsaharienne compte plus de transactions de blended finance (216 au total) que toute autre région. Mais ce modèle, qui permet aux institutions et au secteur privé de soutenir des projets à un stade précoce, est aujourd’hui mis à mal par le ralentissement économique mondial. Comment renforcer le blended finance à l’heure où les financements abordables sont menacés ?

    La révolution Fintech

    Entre 2020 et 2021, le nombre de startups tech en Afrique a triplé pour atteindre plus de 5 000 entreprises. Près de la moitié sont des fintechs, avec des revenus estimés à entre 4 et 6 milliards de dollars en 2020. Cette révolution fintech attire les investisseurs du continent et du monde entier, et pousse les régulateurs d’Afrique subsaharienne à progresser dans leur réglementation. Les cadres réglementaires pour les prêts P2P, l’Equity Crowdfunding et l’eKYC, qui peuvent favoriser les fintechs, sont proportionnellement moins nombreux en Afrique subsaharienne qu’au Moyen-Orient et qu’en Asie-Pacifique. Les économies africaines et les régulateurs financiers se dirigent-ils à présent vers une approche expérimentale ou une surréglementation qui freinerait l’innovation ?

    La promotion de la parité dans les conseils d’administration

    La plupart des banques africaines comptaient en moyenne une seule femme dans leurs conseils d’administration (soit une représentation de 10 %) à un moment donné entre 2006 et 2018. Et ce malgré des études scientifiques suggérant que les femmes siégeant aux conseils d’administration des banques africaines prennent des décisions avisées en matière de divulgation d’informations financières qui réduisent les risques de crises bancaires. Comment les institutions financières peuvent-elles encourager une plus grande représentation ? Quelles réformes réglementaires seraient nécessaires ?  Une table ronde à huis clos comprenant banquiers, assureurs et fintechs de premier plan explore comment atteindre la parité des sexes dans les conseils d’administration et les comités exécutifs.

    L’épineuse question des cryptomonnaies

    Douze pays africains mènent actuellement des études de faisabilité sur les monnaies numériques de Banque centrale (MNBC). Des MNBC régionales sont également à l’étude. De leur côté, les crypto-monnaies, cousines décentralisées des MNBC, ont un succès considérable auprès des particuliers, même si leur place dans l’écosystème reste incertaine. Destinées à améliorer l’accès aux services financiers, lutter contre la fraude et offrir des transferts de fonds plus rapides et moins coûteux, ces innovations compliquent en revanche la tâche des banques commerciales qui doivent disposer de produits, d’une expertise et de capacités de lutte contre la cybercriminalité compatibles. Les banques pourraient en outre voir leur rôle d’intermédiaire financier concurrencé… Tour à tour louées ou décriées, MNBC et crypto-monnaies sont-elles une menace ou une opportunité ?

    Le financement du logement

    L’Afrique est le continent avec le plus fort taux d’urbanisation, alors que son déficit de logements est estimé à au moins 56 millions d’unités. Les villes africaines accueillent chaque jour plus de 40 000 nouveaux habitants, dont beaucoup se retrouvent sans domiciles. D’après ces chiffres, de meilleurs systèmes de financement du logement sont nécessaires pour répondre à la demande croissante sur le continent. L’innovation financière pourrait faciliter l’accès au logement et favoriser le financement du secteur, par exemple avec des partenariats public-privé, des offres de location avec option d’achat, des financements écologiques et des outils de microfinance. Mais comment déployer ces modèles à grande échelle ? Comment guider le secteur dans une direction durable qui permettrait d’attirer et d’augmenter les financements, notamment les contrats offtake, pour construire des logements abordables à grande échelle ?

    Eliminer les barrières à l’investissement

    En 2020 l’Afrique n’a capté que 29,5 Milliards $ de financements climatiques, soit à peine 12% de ses besoins annuels pour la décennie en cours. En raison des barrières liées à la profondeur des marchés financiers, à la gouvernance, aux caractéristiques spécifiques des projets notamment, le secteur privé joue un rôle marginal et ne représente que 14 % du total des flux en 2019/2020. Cette table ronde réunit banquiers, assureurs, membres d’institutions financières de développement et représentants de gouvernements afin d’engager une réflexion autour des innovations permettant d’accroitre les financements climatiques privés sur le continent.

    D’autres sujets notamment liés à l’industrie financière, la remise en question des banques, aux freins du commerce africain, la cybercriminalité, aux politiques monétaires harmonisées sont au programme.

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