vendredi, décembre 2, 2022
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    Des féministes de 9 pays ont partagé leurs expériences lors d’un cabaret à Lomé

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    En marge d’un atelier sous régional organisé à Lomé par le Fonds des jeunes féministes d’Afrique de l’ouest (Fonds Pananetugri), les féministes de plusieurs organisations se sont retrouvés en cabaret dans la capitale togolaise. Pendant des heures, ces activistes, en majorité des femmes, venues des 9 pays d’Afrique de l’ouest francophone, ont partagé leurs expériences sur les bonnes pratiques.

    Ce cabaret féministe est organisé par l’Initiative Pananetugri pour le bien-être de la femme (IPBF) sous le thème : ‘Féminisme au Togo : Quelles contributions à la promotion des droits des filles et des femmes ?’.

    « C’est un espace d’échange et de partage intergénérationnel que nous tenons régulièrement chez nous au Burkina Faso mais que nous avons voulu tenir au Togo afin de partager l’expérience de nos luttes féministes avec les activistes du Togo », a déclaré à la fin de cette activité la coordinatrice du Fonds Pananetugri, Wendia Micheline Kaboré.

    Selon elle, l’organisation de ce cabaret à Lomé est venue à l’idée, surtout pour réunir les activistes au niveau du Togo qui travaillent sur le féminisme pour qu’ils partagent leurs expériences et leurs défis, afin, ajoutera-t-elle, que les autres qui sont venus des 8 autres pays puissent partager également leurs expériences et aussi s’enrichir des expériences des activistes du Togo.

    Au cours de cette soirée, les activistes du Togo ont partagé leurs expériences. Des échanges, on a noté des questions posées sur la lutte féministe, les handicaps, comme faire pour déconstruire les stéréotypes ou en venir à bout de certaines violences que vivent les femmes. De fortes expériences ont été partagées.

    Il y a été concrètement question de l’excision encore fortement ancrée en Guinée. Plusieurs intervenants ont évoqué la question du mariage précoce et du viol, des thématiques transversales aux 9 pays. Les participants ont aussi fait une allusion à la question du féminicide.

    Pour les organisateurs, l’activisme évolue. « Aujourd’hui, il y a de plus en plus de lois qui sont votées pour protéger les filles et les femmes. Des lois qui sont votées contre certaines violences qui étaient restées invisibles depuis des années. On évolue, même si ce n’est pas à grand pas. Ce sont de petits pas qui sont posés chaque jour en faveur des droits des filles et des femmes », a expliqué Mme Kaboré.

    Les participants sont venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo.

    Le féminisme, c’est la lutte des droits des filles et des femmes. Les féministes défendent tous les droits des filles et des femmes sans sélectionner une catégorie de femmes ou une catégorie de personnes pour renoncer à leurs droits. Ici, on ne fait pas de distinction entre les thématiques.

    Il faut dire que de nos jours, 2 thématiques posent des problèmes à l’activisme féministe en Afrique surtout. Il s’agit de la question des LGBTQ et autres et de l’avortement.

    Pour rappel, l’atelier qui a laissé la place à ce cabaret féministe s’est déroulé du 17 au 21 octobre. Il y a été question du renforcement de capacités des organisations partenaires du Fonds Pananetugri, afin de soutenir le développement du leadership des jeunes féministes et la construction d’un mouvement féministe fort dans la région ouest africaine.

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