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23 Nov 2017

La société civile togolaise à la recherche d’outils de règlement pacifique de la crise

La crise sociopolitique togolaise est au cœur d’une rencontre nationale ce jeudi à Lomé. Elle est organisée par la branche togolaise du Réseau ouest-africain pour l'édification de la paix, plus connu sous le nom de West Africa Network for Peacebuilding (WANEP-Togo) à l’intention de 45 délégués de la société civile togolaise appuyés par des délégués venus du Ghana et du Bénin.

Pendant deux (2) jours, ces acteurs auront à réfléchir sur le rôle et les défis qui sont ceux de la société civile, en vue d’une résolution pacifique de cette crise.

Plantant le décor à l’ouverture de cet atelier, Marceline Mensah-Pierrochi, présidente du conseil d’administration de WANEP-Togo, a déclaré que la situation sociopolitique du pays s’est cristallisée davantage avec les manifestations "violentes" du 19 août 2017 à la suite desquelles l’on a dénombré deux morts, des blessés, des arrestations, des dégâts matériels ainsi que des condamnations judiciaires.

« L’escalade des violences  verbales notées sur les réseaux sociaux et la multiplication des appels à manifester tant au Togo et en dehors du Togo ont envenimée la situation qui est devenue délétère, alimentée par des prises de position susceptibles d’enfoncer le pays dans une profonde crise », a-t-elle ajouté.

Selon elle, ces événements « malheureux » démontent à suffisance que le Togo n’est pas à l’abri d’une instabilité politique et il est du devoir de chaque acteur d’apporter sa contribution pour un retour effectif au calme, a-t-elle souhaité.

Francis Acquah-Aikins, le coordinateur de WANEP-Afrique a proposé que la contribution de la société civile à la consolidation de la démocratie, la paix et la sécurité, doit être centrée sur l’arrêt de la violence, la transformation des conflits et un processus de dialogue soutenu pour une réforme effective du système de gouvernance  qui, dit-il, « ne satisfait pas un individu ou un groupe mais touche l’esprit du peuple et lui donne de l’espoir ».

Deux (2) grandes communications vont meubler les débats : «l’indépendance des sociétés civiles vis-à-vis de l’Etat et des partis politiques : enjeux et défis » et «  les démarches pour un plaidoyer de sorti de crise réussi ».

Cet atelier national fait partie intégrante du projet d’accompagnement des acteurs sociopolitiques  togolais pour une gestion efficace et pacifique de la crise. Il est soutenu financièrement par le Programme des nations Unies pour le développement (PNUD).

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