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12 Nov 2020

Affaire de licenciement de 170 employés : la CSTT contredit gravement la première version des faits

Accusée d’avoir roulé pour la Société de fabrication de nattes (SOFANAT) dans un conflit collectif ayant opposé cette société et 170 de ses employés, la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT) a donné jeudi sa version des faits. Une version qui contraste avec celle servie il y a quelques jours par l’USYNTRAZOFE. La confédération a dénoncé du mensonge, de la fiction et du business organisationnel. Selon Emmanuel Agbenou et ses collègues, l’opinion a été flouée : il n’y a pas eu de licenciement ‘abusif’ de 170 employés mais un abandon de poste constatée par voie d’huissier.

Pour commencer, la CSTT a fait savoir que grâce aux tractations qu’elle a faites, 68 des 170 employés qui ont eu des problèmes avec leur employeur, ont repris le travail, une information que n’ont pas donné les responsables de l’USYNTRAZOFE.

« Tout est parti d’une note de service de la direction de SOFANAT, portant réorganisation du temps de travail, ce qui a été fait dans la plupart des entreprises et sociétés de notre pays. La note sort un nouveau programme portant le temps de travail de 8 heures à 12 heures par jour avec un repos d’une durée de 24 heures. Informés de la nouvelle réorganisation par la direction, les délégués du personnel ont carrément rejeté cette réorganisation, estimant que dans un dialogue social, l’employeur devrait d’abord discuter avec eux avant d’arrêter quoi que ce soit », a expliqué M. Agbenou.

Et de fil en aiguille, a-t-il poursuivi, ce bras de fer a conduit certains travailleurs, au nombre de 170, à arrêter le travail depuis le 3 avril 2020. Ils ont justifié leur arrêt de travail, selon le responsable confédéral,  par le motif que l’employeur a refusé tout dialogue avec les délégués.

L’employeur, fort des dispositions du code du travail, a mis en demeure ces employés le 14 avril en leur demandant de reprendre le travail au plus tard le 17 avril. Ce qui n’a pas été fait. Le 28 avril, soit après 25 jours d’arrêt de travail, l’employeur a remis aux employés concernés, par voie d’huissier, la lettre d’abandon de poste.

Membre de la Fédération des industries du Togo (FIT) et de la CSTT, l’USINTRAZOFE n’a saisi ces organisations du problème que le 5 mai.

« Dire que la CSTT est restée indifférente aux licenciements abusifs des 170 travailleurs de SOFANAT n’est que pur mensonge. La CSTT s’est fortement impliquée dans la résolution de ce problème après avoir été saisie et aujourd’hui, grâce à la CSTT, 68 travailleurs ont repris le travail. Les autres n’ont pas pu reprendre parce qu’ayant refusé de suivre les conseils de la CSTT », a lancé le Secrétaire général de la CSTT.

On apprend que le SG de l’USYNTRAZOFE, employé de la société SIVOP, a lui-même respecté à la lettre pendant des mois la réorganisation des 12 heures de travail et 24 heures de repos dans l’entreprise qui l’a recruté. Cependant, plus de 100 personnes, anciennement employés à SOFANAT et qui croyaient à ses solutions miracles, sont laissés sur le carreau.

« Le peu d’informations qu’il donnait à ses collègues, est biaisé et il leur promettait de le suivre, qu’ils reprendront le travail sous peu. Aujourd’hui, ils doivent sûrement le regretter », a dénoncé M. Agbénou.

Cette sortie de la CSTT vient relancer le sujet sur le licenciement ‘abusif’ des 170 employés de la SOFANAT.

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