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08 Feb 2020

Togo-transhumance : vers des peines de prison pour bouviers et propriétaires de troupeaux

Ces 3 dernières années, le Togo n’a enregistré aucun conflit mortel en matière de transhumance. Malheureusement, ces derniers temps, dans les différentes localités du pays, des incidents et conflits violents entre bouviers et exploitants agricoles ont repris. On compte des pertes en vies humaines. Le ministre de l’Agriculture, de la production animale et halieutique n’est pas du tout content de cette situation. Koutéra Bataka a pris des mesures fermes.

A partir de maintenant, pour tout incident causé par un troupeau de bœufs, le bouvier et le propriétaire du troupeau seront arrêtés et traduits devant la justice. Le troupeau incriminé sera saisi et vendu aux enchères.

« Tout bouvier et propriétaire d’animaux doivent prendre toutes les dispositions idoines et diligentes pour gérer leurs cheptels en créant les conditions d’une restriction intégrale de mouvements dans les exploitations agricoles, en suivant strictement les couloirs de transhumance dûment validés par tous », indique un communiqué rendu public par le ministre vendredi.

Il est aussi demandé à tous les éleveurs de gros bétail de faire identifier leurs animaux auprès des services techniques, pour, dit le document, une meilleure gestion et un meilleur suivi de leur traçabilité.

Dans le souci de régler définitivement les heurts entre éleveurs et producteurs agricoles, e ministre demande aux collectivités locales de se conformer à la note de service relative à l’identification des zones de ranching.

Par ailleurs, des rencontres de sensibilisation seront organisées dans les prochains jours dans toutes les préfectures. Toutes les parties prenantes y prendront part aux fins de s’approprier les nouvelles mesures.

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