29 Nov 2019

Togo: corrupteurs et corrompus, les caméras du CAJAC derrière vous à Lomé, Sokodé et Kara !

Une étape importante dans la lutte contre la corruption vient d’être marquée jeudi à Lomé. L’Alliance nationale des consommateurs et de l’environnement au Togo (ANCE-Togo) a lancé son projet d’opérationalisation des Centres d’assistance juridique et d’action citoyenne (CAJAC), un outil de Transparency international.

Ouverts dans les régions Maritime (Lomé), Centrale (Sokodé) et de la Kara (Kara) les CAJAC permettront d’autonomiser les victimes et témoins d’actes de corruption, afin qu’ils puissent faire valoir leur droit. La plupart du temps, ces victimes ou témoins sont des personnes illettrées, marginalisées et extrêmement vulnérables ou des gens habitant des zones éloignées de lac justice ou des administrations.  

« Le projet de création des CAJAC vise à appuyer les efforts du gouvernement dans la lutte contre la corruption. On a constaté que dans beaucoup de pays, les citoyennes sont en marge de la lutte contre la corruption, ils ne sont pas du tout engagés. Il s’agit, à travers les CAJAC d’outiller et de renforcer les capacités des citoyens afin qu’ils soient des acteurs de lutte contre la corruption à travers la dénonciation des cas, l’engagement aux côtés du gouvernement pour enrayer ce mal », a déclaré Fabrice Ebeh, Directeur exécutif de l’ANCE-Togo.

Trois (3) centres d’assistance juridique sont désormais opérationnels à Lomé, Sokodé et Kara. Un numéro vert 8287 permet aussi de dénoncer tout cas de corruption.

Le lancement de ces centres a été fait en présence du président de la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA).  Essohana Wiyao a félicité l’ANCE-Togo pour son engagement.  

« Nous sommes contents de ce que l’ANCE-Togo fait pour nous accompagner. Elle a pris de l’avance sur la haute autorité en se rapprochant des Togolais. Elle m’aide à faire mon travail. Nous sommes reconnaissants de sa contribution dans la lutte contre la corruption », a-t-il renchéri.

L’ouverture de ces centres a été possible grâce au financement de l’Union européenne (UE). Selon Frédéric Varenne, représentant la Délégation de l’UE au Togo, ces centres s’ouvrent au lendemain de l’adoption en conseil des ministres de la loi sur la déclaration des patrimoines.

« C’est une avancée majeure au niveau du cadre juridique pour lutter contre la corruption, a-t-il reconnu. Cependant, a-t-il souligné, le cadre ne saurait être effectif si tous les acteurs, notamment la population ne participaient pas à la lutte contre la corruption.

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