19 Nov 2019

Togo-30 ans de la CDE : des témoignages poignants de bénéficiaires de SOS villages d’enfants

La communauté internationale célèbre mercredi 20 septembre le 30ème anniversaire de la Convention des nations Unies relative aux droits de l’enfant (CDE) couplé avec les 10 ans des lignes directrices des nations Unies relatives à la protection de remplacement. A la veille de cette date importante, a eu lieu à Lomé une table ronde des organisations et acteurs qui interviennent dans la protection de l’enfant.

Cette table ronde a été ouverte par la ministre en charge de l’action sociale et de la promotion de la femme, Tchabinandi Kolani Yentcharé. Y ont pris part l’UNICEF, Plan international Togo, SOS villages d’enfants et plusieurs responsables des centres d’accueil des enfants.

L’objectif, c’est de faire l’état des lieux de la protection de remplacement au Togo, de ressortir les gaps, d’ébaucher des actions futures afin de permettre à tous les acteurs de définir des actions pour accompagner le gouvernement en vue de relever la situation de lac protection de l’enfant au Togo.  

Pour la Directrice nationale de SOS, Essohouna Bakoussam Manzi-Nika, plusieurs enfants continuent de ne pas jouir de leurs droits élémentaires.

« L’éclatement des familles a de terribles conséquences sur les enfants dont les plus graves sont leur exposition aux violations. Lorsque les enfants grandissent seuls, ils sont plus exposés à des violations de toutes sortes », a déclaré celle qui dirige l’organisation qui œuvre depuis 40 ans au Togo pour la protection des enfants vulnérables.

C’est ce qui explique, selon elle, que ces enfants aient du mal à devenir des acteurs positifs de la société et transmettent des effets néfastes à d’autres générations d’enfants. « En prenant en charge ces enfants, nous parvenons à faire du monde un meilleur endroit », a-t-elle ajouté.

Au cours de la table ronde, 2 témoignages poignants ont retenu l’attention des participants. Il s’agit d’un ancien bénéficiaire de la prise en charge de SOS villages d’enfants, aujourd’hui devenu un docteur en sciences de l’éducation. La seconde est une fille qui prise en charge à l’âge de 16 ans, est sure le point de finir son apprentissage.

« J’ai été recueilli par SOS villages d’enfants à 0 an. J’y ai passé toute une grande partie de ma vie et c’est grâce à cette institution que je suis ce que je suis. Ce que je sais, c’est que je n’ai jamais manqué de l’amour familial. Aujourd’hui, je continue de visiter ma maman SOS. Je vla visite souvent avec mes enfants. De plus, je suis devenu un docteur en sciences de l’éducation et j’encadre les étudiants et les forme dans la prise en charge », a lancé Christophe Aklesso Nao.

« J’avais 16 ans quand j’ai refusé de continuer les cours, j’étais en classe de 5ème. Ma mère biologique me faisait du mal et j’ai appelé le numéro vert 1011. J’ai été dans une maison d’accueil. Je suis en apprentissage depuis 2 ans et on m’a même acheté une machine à coudre. En 2020, je finis mon apprentissage », a conté Rachida Takoura.  

En 40 ans, plus de 700 enfants et jeunes ont bénéficié et continuent de bénéficier d’une prise en charge à long terme dans les 4 villages d’enfants de Lomé, Atakpamé, Kara et Dapaong.

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