12 Oct 2017

Togo-Manifestations publiques : la lecture de Faure Gnassingbé et de son gouvernement

Réuni en conseil des ministres ce jeudi sous la présidence du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, le gouvernement a évoqué en divers la situation sociopolitique qui prévaut au Togo depuis le 19 août dernier.

Selon le communiqué qui a sanctionné le conseil, le gouvernement fait plusieurs observations. La première, c’est que les manifestations politiques organisées par le parti UNIR se sont déroulées dans le respect de la loi et sans aucun incident. Mais, celles organisées par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition se sont soldées, « par moment », par des débordements et des incidents notamment le 19 août, les 7 et  20 septembre et le 5 octobre 2017.

« Concernant particulièrement la manifestation du jeudi 5 octobre, dès le début des marches qui avaient trois points de départ, certains groupes de manifestants se sont détachés de la masse pour ériger des barricades sur les artères dans les différents quartiers de la ville de Lomé, avant de rejoindre les autres manifestants plus tard. Par endroit, des pavés ont été arrachés entrainant la dégradation de la chaussée. De même au cours de la marche, des manifestants se sont livrés à des actes de vandalisme et de violence sur des commerçants et leurs installations et sur les paisibles citoyens qui vaquaient librement à leurs occupations », indique le communiqué.

Le conseil dit avoir noté le même genre de violence et de débordement  à Sokodé (337 km au nord de Lomé), ce qui, poursuit-il, a paralysé le trafic routier vers les pays de l’hinterland. « Certains manifestants sont même allés dans les écoles, cherchant à déloger les enfants et en vue de les forcer à se joindre à la manifestation », relève le document.

Il s’agit d’une « attitude irresponsable et contraire » à l’esprit de la loi n°2011-010 du 16 mai 2011 fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestations pacifiques publiques au Togo.

Faure Gnassingbé et son gouvernement, après avoir déploré que « certains leaders politiques se livrent à des incitations à la violence et à la haine, en encourageant les militants, sur les réseaux sociaux, à s’en prendre aux forces de l’ordre et de sécurité et aux autorités », a réitéré sa volonté d’apaisement et de cohésion.

Les populations doivent œuvrer pour un vivre ensemble et la paix sociale, conclut le communiqué. 

Le communiqué n’a fait mention de quelque manière que ce soit des nouvelles manifestations de rue qu’organise la coalition de l’opposition les 18 et 19 octobre prochains.

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