10 Oct 2017

Boukpessi reproche à l’opposition des « dérives » et annonce de nouvelles mesures pour les manifestations

Face à une opposition remontée contre le pouvoir de Faure Gnassingbé pour son silence et prête à durcir le ton pour obtenir gain de cause dans ses revendications, le ministre en charge de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi, appuyé par son collègue de la Sécurité, Damehame Yark, change les règles du jeu en matière de manifestation.

En semaine, c’est-à-dire du lundi au vendredi, aucun parti politique ou regroupement de partis politiques, fut-il du pouvoir ou de l’opposition, ne fera des marches dans les rues de Lomé ou des autres localités du pays. Seuls les meetings sont autorisés en semaine. Pour marcher, il faut attendre le week-end.

C’est l’information que les deux (2) ministres ont partagée avec la presse nationale et internationale ce mardi soir. Selon le ministre Boukpessi, les nouvelles mesures sont prises parce que le constat a été fait que les marches qu’organise la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, ne sont pas « pacifiques » et les « dérives » continuent de se multiplier. Et d’ajouter que la loi sur les manifestations publiques au Togo permet à l’autorité de prendre ces mesures.

« Malgré les incessants appels que nous lançons, les violences se sont poursuivies les 4 et 5 octobre derniers, lors des manifestations organisées par l’opposition. Les faits qui se sont produits constituent des faits graves à l’ordre public. Ce qui est surtout étonnant, aucun responsable de cette coalition n’a appelé à la modération ou pour condamner ce qu’il s’est passé », a indiqué M. Boukpessi selon qui les nouvelles mesures concernant les manifestations publiques au Togo vont permettre aux autorités d’applique la loi intégralement et dans toute sa rigueur.

Selon lui, la liberté de manifestation est toujours garantie au Togo mais elle s’exercera dans le respect de la loi.

A en croire le ministre Yark, le 5 octobre dernier, « les donneurs de leçon de démocratie » ont quitté les itinéraires prévus pour barricader la voie pendant des heures, les femmes ont été fouettées, les élèves ont été délogés de leur école. « Ils sont allés trop loin et ne peuvent plus revenir en arrière pour dire aux jeunes manifestants qu’ils veulent discuter », a-t-il relevé.

Ces nouvelles mesures relatives aux manifestations publiques au Togo seront-elles acceptées par l’opposition togolaise qui compte organiser le 18 octobre prochain une marche qui va chuter devant les locaux de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) à Lomé ?

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