10 Oct 2017

Togo: La coalition des 14 ne rencontrera pas la mission de l’OIF conduite par Aïchatou Mindaoudou

Après plusieurs heures de discussions internes, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise  est parvenue à une position commune sur la délégation que l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) envoie au Togo du 10 au 13 octobre, dans le but de rencontrer les parties prenantes à la crise politique togolaise.

La coalition CAP 2015-G6-PNP-CAR-Santé du peuple en conférence de presse ce mardi à Lomé, a déclaré qu’elle ne rencontrera pas une mission de l’OIF conduite par Aïchatou Mindaoudou Souleymane, l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Niger.

« Nous remercions l’OIF pour l’intérêt qu’elle accorde à la situation qui prévaut actuellement au Togo. Nous avons décidé de ne pas rencontrer l’OIF, non pas parce que nous avons quelque chose contre cette institution mais à cause du rôle que la chef de mission, Mme Aïchatou Mindaoudou a déjà joué ici au Togo », a indiqué Brigitte Adjamagbo Johnson, la présidente du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015).

Selon elle, il s’agit d’un signal « très fort » que l’opposition togolaise envoie pour dire qu’elle est déterminée à aller jusqu’au bout de la lutte. « Nous ne voulons pas qu’on nous prenne pour servir des intérêts contraires à ceux du peuple togolais », a-t-elle ajouté.

Et pour le compte de cette lutte qui continue, la coalition des 14 annonce que le mercredi 18 octobre prochain, elle sera encore dans les rues, à travers une nouvelle marche qui va chuter devant les bureaux de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) à Lomé.

« Nous allons dire à l’institution que nous ne sommes pas d’accord avec le référendum qu’elle semble encourager. Elle est allée très loin en incitant le gouvernement togolais à annoncer une date pour ce référendum alors que ce que le peuple togolais veut, c’est retrouver effectivement sa Constitution  de 1992 que le référendum ne permettra pas d’obtenir », a prévenu Mme Adjamagbo Johnson.

Pour l’heure, il n’y a toujours pas d’initiative togolo-togolaise de résolution de la crise. Les positions semblent braquées, avec un pouvoir qui veut aller au référendum sur la base du projet de loi de révision constitutionnelle critiqué et une opposition qui est prête à mobiliser les Togolais dans la rue dans toutes les localités du pays.

Read 1966 times
Facebook Google Plus Twitter LinkedIn
Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…