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20 Sep 2020

Kodzo Awudi crée le CPTDD pour la concrétisation du bien-être social des Togolais

Sur le papier depuis 2015, le Centre des patriotes togolais pour la démocratie et le développement (CPTDD) a vu le jour depuis mars 2020. A la tête de ce centre qui veut être un pont entre les Togolais qui souffrent de différents maux et les gouvernants, pour attirer l’attention de ces derniers sur ce qui se passe au Togo, se trouve Kodzo Awudi. Que fera ce centre ? Quel est son domaine d’activité ?

Pour livrer les tenants et les aboutissants de cette jeune organisation, le président du CPTDD, juriste - politologue de formation était dimanche sur la télévision Espoir 47. 

« Ce centre a pour but essentiel d’œuvrer à la concrétisation du bien-être social des citoyens. Nous voulons œuvrer à ce que les Institutions de la République togolaise puissent fonctionner sur les principes démocratiques. Nous aimerions aussi lutter contre la violence sous toutes ces formes, la manipulation de la conscience, le racisme, le régionalisme et l’ethnicisme. Nous aimerions nous battre pour que dans notre Togo, il y ait la vraie démocratie et la bonne gouvernance. Nous voulons contribuer à prévenir et à participer au règlement des conflits électoraux…pour que finalement, nous ayons une éthique politique dans notre pays », a-t-il déclaré. 

Le bien-être social, au sens du CPTDD, est un paramètre important à travers lequel on peut apprécier le niveau de développement d’un pays. « C’est l’ensemble des facteurs qui permettent à une personne d’avoir une vie aisée, de qualité. Ce sont des facteurs qui incident de façon positive sur la vie de l’individu. Le bien-être englobe un certain nombre de choses pour permettre un accomplissement d’un citoyen », a expliqué M. Awudi.

L’une des conséquences du bien-être social, selon ledit centre, c’est le travail décent qui, souligne-t-on,  doit procurer des ressources économiques qui puissent aider à satisfaire les besoins sociaux basiques. 

« Le bien-être social permet à un individu d’avoir entre autres accès aux services de santé de qualité, le loisir après le travail. Dès lors que ce n’est pas le cas, cela veut dire que la société est malade », marque le premier responsable de ce centre. 

Selon le CPTDD dans les villes togolaises, le constat est que ça ne va pas. Mais à l’intérieur du pays, poursuit-il, les gens vivent le ‘misérabilisme à outrance’. 

« C’est difficilement que des gens mangent une seule fois par jour, difficilement qu’ils puissent acheter des médicaments. Nous voulons faire comprendre que ce pays appartient à nous tous. Ce n’est pas normal que dans le même pays, des gens qui trouvent de l’eau potable en abusent pendant que d’autres boivent de l’eau comme des cochons », regrette M. Awudi. 

Pour ce centre qui veut former les Togolais à leurs droits, il y a plusieurs sortes de violences. Mais celle qui préoccupe le plus le CPTDD, ce sont les violences à caractère politique.    

Lorsqu’on veut réclamer ses droits et on étouffe, il y a violence. Au cours des manifestations pacifiques, on tire à balles réelles sur des concitoyens. C’est l’une des violences que nous voulons combattre. Faire comprendre que nous sommes entre Togolais, et c’est normal que des gens contestent la façon de diriger le pays. Dans un pays démocratique, il y a le principe d’assumer l’ordre public et le droit de manifester. Il appartient aux gouvernants de faire en sorte que ces 2 principes fondamentaux soient respectés. On ne peut pas choisir entre les 2 », a lancé le président. 

Kodzo Awudi insiste sur les relations qui doivent exister entre les agents de sécurité et de l’ordre et les citoyens.

« Lorsqu'un agent de police interpelle un citoyen, celui-ci a le devoir de s’arrêter et de l’écouter. Le policier doit parler à son vis-à-vis avec déférence et beaucoup de respect. Un respect mutuel doit exister entre un agent de police et son concitoyen civil. Le CPTDD veut s’évertuer à former les Togolais à leurs droits. Lorsqu’un agent de police arrête un citoyen, il a l’obligation de l’informer immédiatement des charges qui sont retenues contre lui. Et la sanction qui va avec cette charge doit être dite », a-t-il dit.

Selon lui, quel que soit le cas, un policier n’a pas le droit de porter la main sur un concitoyen civil.

« Le policier n’a nullement le droit de porter la main sur qui que ce soit. Lorsqu’un policier porte la main sur un individu, il est en train de violer le principe de l’inviolabilité de la personne. Il est également en train de violer le principe de la présomption d’innocence. Même si finalement il s’avère que l’individu est coupable de ce qu’on lui reproche, après avoir purgé sa peine, il doit porter plainte contre le policier qui avait porté la main sur lui », marque-t-il avec insistance.

Le CPTDD a dans son agenda, la contribution à la promotion et à la défense de la sécurité maritime sur les avantages duquel, dira Kodzo Awudi, les gouvernants communiquent moins. « Notre territoire maritime regorge de beaucoup de richesses mais la question est de savoir ce qu’on en fait », soutient-il, ajoutant que chaque citoyen a le droit à l’information et sur la gestion des richesses du pays.

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