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12 Sep 2020

Esther Ayélé Gabiam dit à sa base pourquoi chaque Togolais doit avoir un numéro unique

Bientôt, chaque Togolais aura un numéro d’identification unique. C’est sur la base d’une loi votée il y a quelques jours par l’Assemblée nationale. Quels sont les tenants et les aboutissants de cette loi ? Pourquoi un numéro unique pour identifier chaque Togolais ? Ce projet est-il sérieux ? Esther Ayélé Gabiam a donné des précisions sur cette loi aux Togolais qui l’ont élue en décembre 2018.

La députée de la circonscription Lacs-Bas-Mono parlait samedi dans l’émission ‘Dounégnon’ sur la radio Lumière à Aného (50 km à l’est de Lomé). Pour atteindre toute sa circonscription électorale, l'émission est synchronisée avec 2 autres radios (Atlantic FM et radio télévision Delta Santé).

L'objectif premier de ce projet de la Banque mondiale et financé par la même institution à hauteur de 43 milliards de francs CFA, dira la députée, c’est de combler le vide juridique constaté au plan normatif et institutionnel dans le domaine de l'identification biométrique des personnes physiques.

« L'identification biométrique est un processus sûr et fiable permettant d'obtenir, de maintenir, de conserver et de mettre à jour les données sur l'identité d'une personne. Ce processus permettra aux dirigeants d'avoir une idée exacte sur la population et de ce fait, d’orienter les projets et autres en conséquence », a-t-elle déclaré.

Pour ceux qui doutent du sérieux de ce projet, a-t-elle poursuivi, le Togo n'est pas le premier pays à vouloir faire cette expérience d'identification unique pour tous.

« C’est une étape fondamentale pour l'élaboration des projets nationaux structurant à savoir la mise en place d'un registre social unique et la couverture maladie universelle entre autres », a-t-elle ajouté.

A long terme, a-t-elle souligné, l'identification permet aisément de simplifier la mise à jour du fichier électoral, de faciliter l'accès aux services de santé,  d'assurer le suivi scolaire et administratif du citoyen mais aussi de réduire les fraudes dans le secteur financier.

Le gros du travail, rassure la députée, sera fait par l'Agence nationale d'identification (ANID), une structure placée sous la tutelle du président de la République.

Au nombre de ses missions, a-t-elle expliqué, elle sera chargée de recueillir les données démographiques et biométriques de toute personne physique, de définir les procédures de délivrance des numéros d'identification unique, de générer et d’attribuer des numéros d'identification unique (NIU) ou encore de tenir, gérer et auditer la base centrale.   

Cette identification biométrique n'est pas sans risque, a-t-elle prévenu. Voilà pourquoi des sanctions sont prévues en cas de fraudes.

« Selon le texte que nous avons voté, toute personne qui tente de donner un autre nom, soit le nom d'une personne décédée ou encore un nom imaginaire, est punie d'une peine d'emprisonnement de 1 à 5 ans et d'une amende de 1 à 5 millions.  Aussi, quiconque, sans l'autorisation de l'agence utilise ou altère les données de la base centrale, est punie d'une peine d'emprisonnement de 1 à 5 ans puis d'une amende de 10 à 100 millions de francs CFA », a-t-elle lancé.

 

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