ADS
19 Mar 2020

Togo : ‘le scrutin présidentiel du 22 février marque la fin d’une époque’, selon l’UFC

L’Union des forces de changement (UFC) se refuse de tout commentaire des résultats officiels du scrutin présidentiel du 22 février 2020, contestés par la dynamique Kpodzro. Pour le parti politique de Gilchrist Olympio, la page de l’élection présidentielle semble être définitivement tournée. Mieux, le parti du chef de file de l’opposition estime que cette élection présidentielle marque la fin d’une certaine époque.

Selon l’UFC, cette période (1990-2020) où la partie dominante de l’opposition cherche à renverser le pouvoir par la rue, est définitivement derrière les Togolais.

« De 90 à 2020, on était dans une approche révolutionnaire. L’élection présidentielle met un terme à cette période. Désormais, ce n’est que par les élections qu’on peut venir au pouvoir. Les élections sont à l’image du Togo et des Togolais et la démocratie est désormais la seule alternative possible dans le contexte actuel », a lancé jeudi sur Nana FM, le président du groupe parlementaire UFC à l’Assemblée nationale.

Selon Séna Alipui, quand on parle d’élections, c’est une question de procès-verbaux, de bureaux de vote, de CELI et de CENI.

« Un certain nombre de personnes a relevé certaines irrégularités, ces personnes n’ont fait que des déclarations. Personne n’a un dossier solide avec les procès-verbaux qu’il faut. Après cette élection présidentielle à laquelle l’opposition a participé, on ne peut plus venir de fraude. Il est de notre responsabilité de nous assurer que nous avons des gens fiables dans les bureaux de vote et que nous sommes en possession de nos procès-verbaux le soir après le dépouillement ou au plus tard le lendemain, a-t-il lancé.

Avec les résultats que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamés et qui ont été validés par la Cour constitutionnelle, a souligné le cadre du ‘Détsia’, le Togo a désormais une opposition à 3 têtes.

Il s’agit selon lui, de Gilchrist Olympio, chef de file de l’opposition issus des législatives de décembre 2018, de Jean-Pierre Fabre qui a dominé les élections locales et d’Agbéyomé Kodjo qui est en tête des candidats de l’opposition lors du scrutin présidentiel.

« Au lieu de chercher à savoir qui est le plus fort des faibles, il faut que ces 3 intelligences fassent table rase du passé, conjuguent leurs efforts pour structurer l’opposition et constituer une alternative crédible au gouvernement en place », a-t-il proposé.

Pour les 5 prochaines années, fait savoir l’UFC, l’opposition doit se restructurer. On ne peut avoir 117 partis politiques dans ce pays, dit-on à l’UFC. Les regroupements doivent, selon eux, se faire sur des bases idéologiques. L’union des forces de changement propose aussi qu’on crée un cadre républicain, favorable à l’exercice du droit d’opposer et qu’on promeuve la démocratie à la base et faire du dialogue un mode de travail privilégié et une démocratie intra-partis.

Read 1464 times
Tagged under
Facebook Google Plus Twitter LinkedIn
CIMTogo
Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…