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Togo : Fabre demande à la Cour de justice de la CEDEAO d’annuler le scrutin du 22 février Jean-Pierre Fabre, le candidat de l'ANC
10 Mar 2020

Togo : Fabre demande à la Cour de justice de la CEDEAO d’annuler le scrutin du 22 février

L’Alliance nationale pour le changement (ANC) vient de saisir la Cour de justice de la CEDEAO d’un recours en annulation de l’élection présidentielle du 22 février 2020. Pour le parti politique présidé par Jean-Pierre Fabre, le scrutin présidentiel que Faure Gnassingbé a gagné, selon la Cour constitutionnelle avec 70,78%, est un véritable ‘désordre’.

La seule issue, selon le parti plaignant, est l’annulation ‘pure’ et ‘simple’ de ce scrutin et sa reprise dans des conditions, dit-il, de transparence et d’équité conformes aux normes et pratiques internationales.

L’ANC, dans sa démarche pour convaincre la cour sous régionale, accuse la Cour constitutionnelle togolaise d’avoir rendu publiques 2 décisions : une le 3 mars au vu et au su de tout le monde et une autre le 9 mars, ‘en catimini, entre juges et hors-délai’.

Pour le parti contestataire du scrutin du 22 février, les prestations de la Cour constitutionnelle ne sont donc qu’’une mystification qui ne repose sur aucun résultat provenant des procès-verbaux régulièrement validés par les 9.389  bureaux de vote officiels de la CENI’.

« Dans sa première décision n° EP-008/20 du 03 mars 2020, la Cour constitutionnelle, sans aucune justification ni explication, modifie allègrement et arbitrairement les chiffres préfabriqués par la CENI, en gonflant le nombre d’inscrits qui passe de 3.614.056 à 3.738.786, soit une augmentation du nombre d’inscrits de 124.730 ; en gonflant le nombre de votants qui passe de 2.769.286 à 3.349.989, soit une augmentation du nombre de votants de 580.703 et en minorant le nombre de suffrages exprimés qui passe de 2.679.557 à 2.486.876, soit une diminution du nombre de suffrages exprimés de 192.681 », écrit l’ANC. 

 La Cour Constitutionnelle, poursuit ce parti qui a présenté M. Fabre comme candidat, omet de mentionner les bulletins nuls dont le nombre, calculé sur la base des chiffres de la Cour elle-même, s’élève à 963.113, soit plus de 11 fois le chiffre publié par la CENI.

L’ANC attaque aussi la Cour présidée par l’émient magistrat, Aboudou Assouma, d’avoir rendu une autre décision en catimini.

« La Cour Constitutionnelle, dans le but manifeste de faire disparaître les incohérences qui établissent le caractère fantaisiste et inacceptable des suffrages attribués aux différents candidats, se contente, au prétexte de rectification d’erreurs matérielles, de valider les chiffres provisoires fabriqués de toutes pièces par la CENI. Curieusement, tout cet exercice laisse inchangés les suffrages attribués à chaque candidat, malgré les supposées corrections ‘’d’erreurs matérielles’’ par la Cour Constitutionnelle. Tout le monde comprend qu’en réalité, il ne s’agit pas ‘’d’erreurs matérielles’’ mais de manipulations et de falsifications pures et simples », écrit l’ANC.

« Il est temps de mettre fin aux drames électoraux au Togo », conclut-il.

Pour rappel, les résultats définitifs du scrutin présidentiel sont aussi contestés par un autre candidat, non des moindres. Il s’agit d’Agbéyomé Kodjo, candidat de la dynamique Mgr Kpodzro. Le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) continue de dire qu’il est le ‘vrai’ gagnant de cette élection.

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