Togo : comme sur un boulevard, le ‘champion’ du parti UNIR court vers un 4ème mandat Faure Gnassingbe
07 Jan 2020

Togo : comme sur un boulevard, le ‘champion’ du parti UNIR court vers un 4ème mandat

Depuis quelques jours, le Togo ne parle que de Faure Gnassingbe. Sur les réseaux sociaux, tout le monde veut savoir ce qu’il dira, après avoir déclaré sur une chaîne allemande il y a quelques années, qu’un chef d’Etat a besoin de 2 ou 3 mandats. Au pouvoir depuis 2005, le chef de l’Etat togolais veut briguer un 4ème mandat (2020-2025).

N’en déplaisent à ses détracteurs et aux Togolais qui ne veulent plus le voir à la tête du Togo. Le ‘champion’ du parti Union pour la République (UNIR) a dit ‘oui’ aux siens, lundi au siège du parti à Lomé. Par la suite, il a été investi.

« J’ai été informé du souhait des militants de me voir porter encore les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle. J’ai remercié et en toute humilité, j’ai accepté tout simplement », aurait déclaré M. Gnassingbe.

A la suite de l’investiture de leur ‘patron’, les cadres du parti au pouvoir ont donné au cours d’un point de presse les raisons qui militent à la désignation de M. Gnassingbe. Le secrétaire exécutif d’UNIR, Aklesso Atchole, entouré entre autres par la présidente de l’Assemblée nationale, Djigbodi Yawa Tsegan et sa vice-présidente, Méimounatou Ibrahima, a cité 4 raisons.

Sous Faure Gnassingbe, dira-t-il, le Togo jouit d’un climat précieux de paix, de sécurité et de stabilité. « Ce climat permet à tous les Togolais ainsi qu’aux étrangers résidant sur le territoire togolais de mener librement leurs activités », a-t-il ajouté.

Grâce à lui, poursuit-il, le Togo a enregistré des progrès sur les plans politique, économique et social.

« Nous reconnaissons également ses qualités personnelles et aptitudes avérées d’homme d’Etat, dont il a fait montre depuis son avènement à la magistrature suprême et qui lui sont unanimement reconnues sur le plan sous régional et international.

Les cadres du parti UNIR disent que si beaucoup a été fait sous leur ‘champion’, des défis restent à relever. « Notre pays a encore besoin de sa politique de développement inclusif », a ajouté le secrétaire exécutif.

Le 22 février prochain, jour où aura lieu le premier tour de l’élection présidentielle, Faure Gnassingbe fera face à plusieurs candidats. Mais, aucun n’est à sa taille. Une partie de l’opposition a choisi il y a quelques jours un ‘candidat unique’ en la personne de l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo, mais celui-ci est plus critiqué par ses pairs de l’opposition que soutenu.

Le président sortant a la chance d’avoir une opposition écartelée, qui se fait la guerre, oubliant l’essentiel qui se trouve être l’adversaire commun. Il faut dire que l’annonce de cette 4ème candidature passe comme une lettre à la poste.

Read 301 times
Tagged under
Facebook Google Plus Twitter LinkedIn
Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…