29 Apr 2017

Brigitte Adjamagbo Johnson parle de la décision de la "dernière chance" pour le pouvoir de Faure Gnassingbé

La décision rendue le 25 mars dernier par la Cour constitutionnelle sur saisine des députés de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), relativement à la proposition de loi de réformes politiques qui n’a pas pu aboutir à l’Assemblée nationale, est une opportunité pour le pouvoir pour faire réaliser les réformes politiques de façon urgente.

C’est en tout cas ce que pense Brigitte Adjamagbo Johnson, la présidente du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015), le regroupement de quatre (4) partis politiques de l’opposition togolaise qui a porté Jean-Pierre Fabre à l’élection présidentielle d’avril 2015.

Selon l’invitée politique du jour de la radio Nana FM, si le pouvoir de Faure Gnassingbé ne saisit pas cette opportunité, cela veut dire qu’il est décidé à « mettre le pays à feu et à sang ».

«Je ne le souhaite pas mais je pèse bien mes mots parce que quand on compare la situation actuelle du pays à celle du début des années 1990, nous sommes exactement à la même place », a déclaré la Secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) selon qui, « les mêmes causes produisent les mêmes effets ».

Si cette « occasion de la dernière chance », n’est pas saisie, relève aussi la présidente de CAP 2015, c’est le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé qui portera la responsabilité de ce qui se passera. « Il risque de le payer très cher et de nous le faire payer très cher à nous tous », a-t-elle ajouté.

Pour l’actrice politique, la situation actuelle du Togo est constituée de beaucoup d’inégalités, une minorité qui s’accapare de toutes les richesses nationales, un chômage préoccupant et un pays au paroxysme de son endettement réduisant les capacités d’investissement et des citoyens qui n’arrivent pas à se nourrir trois (3) fois par jour.

« Je suis dans une logique de plaidoyer pour qu’on ne pousse pas le peuple à bout », lance Mme Adjamagbo Johnson qui informe que malgré cette situation, dans la majorité, il y a encore des élus qui ne veulent même pas entendre parler de cette proposition de loi. « Ces députés ressemblent aux membres de la commission de réforme mise en place à l’époque par le général Eyadéma et qui, au lieu de venir dire au chef de l’Etat que le peuple aspire fortement à la liberté, sont venus lui dire que tout va bien », a-t-elle relevé.

Pour rappel, en juillet 2016, les députés de l’ANC et de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) avaient déposé sur la table de l’Assemblée nationale une proposition de loi de réforme constitutionnelle, surtout en ses points de limitation du nombre de mandats présidentiels et de modification du mode de scrutin. Les travaux de la commission des lois constitutionnelles n’ont jamais abouti à cause des divergences de vue.

Le 25 mars, la Cour constitutionnelle, sur saisine des députés de l’ANC, a exhorté la commission des lois constitutionnelles à déposer son rapport.

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