27 Aug 2019

Togo : l’opposition ‘crédible’ doit dialoguer et discuter ensuite avec le pouvoir

L’année 2020 s’approche à grands pas. Et l’élection présidentielle se profile à l’horizon. En face d’un pouvoir sorti du tunnel de la crise sociopolitique du 19 août 2017 et ragaillardi par des résultats officiels des élections locales, il y a en face une opposition désorganisée. D’aucuns pensent que 2020 est dans la poche de l’Union pour la République (UNIR). Un parti politique membre de la coalition des 14 estime que tout n’est pas bouclé. L’opposition ‘crédible’, selon lui, peut encore sauver la barque.

Il s’agit du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR). La formation politique présidée par le Prof. Komi Wolou propose une solution à 2 volets. D’abord, l’opposition ‘crédible’ doit s’asseoir pour dialoguer et ensuite aller sincèrement discuter avec le pouvoir de Faure Gnassingbé.  

« Nous devons nous asseoir et nous demander si les élections, telles qu’elles sont organisées, nous amèneront à l’alternance un jour. Il faut réellement donner des garanties au système en place parce qu’ils ne sont pas prêts et à être trainés dans la boue comme cela se passe dans certains pays », a lancé mardi Philippe Atakpa sur Nana FM.

Pour le délégué national à l’administration, chargé des actions au PSR, il faut que des gens au sein de l’opposition arrêtent de se prendre pour des ‘demi-dieux’ et s’asseyent pour discuter sérieusement pour 2020. 

« Personne n’est providentiel dans l’opposition, il n’y a pas de super-homme », a-t-il souligné ajoutant que le salut peut venir de n’importe qui.  

Pour cet ancien militaire, c’est le pouvoir qui pense que tout est bouclé pour 2020. « Rien n’est bouclé, un homme vit une minute avant sa mort », a-t-il tenté de rassurer.

Quant à la coalition des 14 partis politiques de l’opposition (C14), le regroupement politique au sein duquel se trouve le PSR, des discussions sont déjà en cours pour soif sortir le nom d’un candidat pour la présidentielle ou soutenir un candidat. Mais le plus important, selon le responsable du PSR, n’est pas à ce niveau.  

« Il faut qu’on laisse une image du Togo à nos enfants. Aujourd’hui, nous laissons le pouvoir endetter nos enfants qui ne sont pas encore nés. Il faut qu’on s’entende pour sortir le Togo de la pauvreté dans laquelle il se trouve », a-t-il exhorté.  

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