09 Jul 2019

Togo: le PPI accuse l’opposition ‘cinquantenaire’ d'empêcher l'alternance

Au Togo, ce n’est pas seulement le pouvoir qui serait ‘cinquantenaire’. L’opposition qui lutte contre ce pouvoir le serait tout autant. L’idée vient du Parti du peuple et d’intégrité (PPI). Et le début de l’alternance et du changement dans ce petit pays de l’Afrique de l’ouest, propose ce parti politique, dernier né de la scène politique togolaise, se trouverait dans la fin de cette opposition ‘cinquantenaire’ et surtout ‘inefficace’.

Cette formation politique se dresse contre l’idée selon laquelle le changement se trouve dans le départ du pouvoir seul. Pour Zato Kadambaya (photo), le représentant du PPI aux Etats-Unis, il faut une nouvelle classe politique de l’opposition qui aura comme objectif principal, l’amélioration des conditions de vies des Togolais. Et le premier remède pour l’alternance au Togo, souligne ce parti, se trouve dans la démission ‘immédiate’ et ‘inconditionnelle’ de l’actuel chef de file de l’opposition, Gilchrist Olympio.

« Nous avons une opposition qui a négocié sans succès avec le père, Gnassingbé Eyadéma, aujourd’hui, la même opposition négocie sans succès avec le fils et peut-être demain, elle va négocier avec le petit-fils. Quand un médecin prescrit un médicament et il n’y a pas d’amélioration, le médecin change le remède et non la maladie », lit-on dans une déclaration dudit parti.

Selon le PPI, le Togo a désormais besoin d’une opposition ‘responsable’, prête à diriger et qui se bat pour quelque chose et non toujours contre quelque chose et pire encore contre quelqu’un.

Le parti né il y a 2 ans et qui n’a pris part ni aux élections législatives du 20 décembre 2018, ni aux élections municipales du 30 juin 2019 propose aux Togolais une nouvelle alternance et un nouveau changement basés sur une alternance des conditions de vie des Togolais pour une vie prospère.

La prospérité au Togo suppose, selon ce parti, une nouvelle forme d’allocation familiale, une nouvelle forme de sécurité sociale, un secteur agricole et industriel, une éducation du 21ème siècle, une meilleure santé pour tous, l’instauration des allocations de chômage, un nouveau SMIG, la réparation monétaire pour l’injustice économique subie par les Togolais depuis 1960.

Le PPI demande aussi la fin de la loi qui force les Togolais à demander d’être Togolais et la fin des mesures discriminatoires de recrutement dans la fonction publique.  

Créé il y a 2 ans, le PPI dit jouir d’une présence dans 13 préfectures du Togo et d’une représentation dans 3 Etats des Etats-Unis d’Amérique.

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