13 May 2019

Fabre : ‘les députés se sont comportés comme un groupement de malfaiteurs’

Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) n’est pas du tout content de ce qu’il s’est passé le 8 mai dernier à l’Assemblée nationale. Samedi dernier à Tsévié (35 km au nord de Lomé) où son parti a animé un meeting de sensibilisation des populations, Jean-Pierre Fabre, a estimé que de la révision de la constitution faite le 8 mai, on retient que les députés de la 6ème législature se sont comportés comme un ‘groupement de malfaiteurs’.

L’ancien chef de file de l’opposition reproche à l’Assemblée nationale de s’être mal comportée en troquant le rallongement de son mandat (5 à 6 ans) contre l’autorisation donnée à l’actuel chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005,  de faire acte de candidature en 2020 et 2025.

Pour lui, les députés ont aussi commis une forfaiture en sortant du droit d’amendement de 3 articles de la constitution, pour opérer une révision constitutionnelle de 29 articles.

« Amender veut dire corriger ou améliorer. L’amendement du projet de loi ne veut pas dire modification de la constitution. Le droit d’amendement est encadré, on ne peut pas sortir du cadre du projet de loi ou de la proposition de loi. C’est un principe parlementaire. Nous avons dénoncé la forfaiture qui a consisté à sortir du projet de loi du gouvernement fait de 3 articles pour arriver à 29 articles. C’est une forfaiture », a-t-il dénoncé.

Le président de l’ANC trouve aussi que, par la révision constitutionnelle les députés de la 6ème législature ont violé le Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO.

« Ce protocole recommande que 6 mois avant toute élection, aucun pouvoir en place ne peut plus modifier une constitution. Pour le faire, il faut un consensus, ce qui n’a pas été le cas », a-t-il regretté.

Parlant de la limitation du nombre de mandats présidentiels (article 59), Jean-Pierre Fabre banalise la limitation en faisant savoir qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Selon lui, le ‘voleur’ a juste mis à l’endroit ce qu’il a pris la nuit du 31 décembre 2002.

« Ce n’est rien du tout, ils n’ont fait que restituer ce qu’ils ont volé en 2002. Je ne tiens pas à manifester une quelconque satisfaction sur le travail qui a été fait à l’Assemblée nationale. Je dis et je persiste, c’est une forfaiture », a-t-il souligné.

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