19 Jan 2019

PNP : la faiblesse du pouvoir togolais se trouve dans l''aveu' de Boukpessi

Le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam a tenu ce samedi à son siège à Lomé, sa réunion hebdomadaire. A cette réunion, les responsables de ce parti grâce auquel il y a eu le 19 août 2017 au Togo, disent aller vers la mise en œuvre de la 3ème étape de la déclaration de Tchamba faite le 24 décembre 2016.

Selon le PNP, la faiblesse du régime en place se trouve dans l’'aveu' fait il y a quelques jours par le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi, dans le courrier-réponse qu’il a adressé à la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, lorsqu’il disait qu’il est impossible aux forces de l’ordre de sécuriser plus de 10 manifestations par jour, ‘pour des raisons d’effectifs’.

« Il suffirait de multiplier les localités de manifestations par 100 et ils seront naturellement débordés et finalement anéantis. Si tout le monde se met debout, le tour est joué. Cela s’appelle le maillage des forces de contestation. Lorsque tous les foyers seront en ébullition, on ne peut qu’avoir le résultat escompté, c’est-à-dire l’alternance au sommet de l’Etat, le changement démocratique et le développement économique », a déclaré Ouro-Djikpa Tchatikpi, conseiller du président dudit parti politique.

A en croire le PNP, c’est justement ce que propose la 3ème étape de la déclaration de Tchamba. « L’étape 3 commence lorsque les 2 premières étapes ne seront pas suffisantes. Elle consisterait qu’en 2020, Faure Gnassingbé est candidat et il a donc piétiné la queue de la vipère. Nous allons mettre tout le pays debout et de façon permanente jusqu’à ce qu’il ne se retire de la course », a lancé M. Ouro-Djikpa.

Selon lui, la première étape de cette déclaration a commencé le 24 décembre 2016, avec la demande au chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé d’organiser une transition pour l’opérationnalisation des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales. La 2ème étape, soutient-il, a commencé le 19 août 2017 avec des marches ‘pacifiques’ à travers lesquelles le peuple togolais a exigé le retour à la constitution de 1992 et le vote de la diaspora.

Pour rappel, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, le principal regroupement politique de l’opposition dont est partie le PNP, organise les 19 et 20 janvier des meetings dans plusieurs localités du pays en prélude aux premières manifestations de rue après les élections législatives du 20 décembre dernier. Elles sont prévues pour le samedi 26 janvier prochain.  

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