09 Jan 2019

Togo: la coalition autorisée à marcher samedi à Bè à Lomé mais pas à l'intérieur du pays

A 3 jours des premières grandes marches nationales de protestation que programme la coalition des 14 partis politiques de l’opposition contre le pouvoir de Faure Gnassingbé, au lendemain des élections législatives du 20 décembre 2018, le gouvernement vient par courrier en date de ce mercredi, de répondre au courrier d’information des organisateurs de cette manifestation du samedi 12 janvier.

On retient dans cette lettre-réponse que la coalition est autorisée à marcher dans les rues de Lomé mais par sur les itinéraires qu’elle a définis. A Lomé, le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi interdit à la coalition de commencer sa manifestation à Adidogomé, Totsi et en face de la CNTT et de chuter à Cassablanca. Il renvoie les 14 partis dans le canton de Bè et lui propose d'autres itinéraires.

« Certains tronçons et lieux que vous avez choisis à Lomé ont déjà été utilisés pour les mêmes causes pendant plus de 7 mois par votre coalition. Et comme nous avons déjà eu l’occasion de vous le dire, cette utilisation à répétition de ces lieux, a entrainé de la part des riverains concernés, des plaintes pour tous les désagréments que cela entraine », écrit le ministre.

Il poursuit que pour éviter que la poursuite d’utilisation de ces tronçons et lieux pour les manifestations n’entraine des troubles graves à l’ordre public, le gouvernement a décidé que ces tronçons, places et quartiers utilisés durant plus de 7 mois consécutifs soient soulagés.

Ce samedi 12 janvier, le gouvernement décide qu’aucune manifestation de rue de la coalition des 14 n’aura lieu dans aucune localité de l’intérieur du pays. En filigrane de cette interdiction, le gouvernement togolais avance un seul argument.  

« Vous avez juste annoncé votre intention d’y organiser les mêmes marches sans indiquer ni les villes concernées, ni les itinéraires correspondants. Les manifestations programmées à l’intérieur du pays ne sont pas acceptées pour manque d’informations légales », relève le ministre dans son courrier.

Pour rappel, les manifestations nationales du 12 janvier ont pour objectifs la condamnation et le rejet du ‘coup de force électoral’ du 20 décembre dernier, la condamnation des répressions ‘barbares’ des manifestations pacifiques, ce qui a entrainé des morts et des blessés graves et l’exigence des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales  avant toute consultation électorale.

La coalition compte également exiger la libération des manifestants et des acteurs de la société civile arrêtés dans l’exercice de leur droit et la levée de l’état de siège de fait des villes de Mango, Kara, Bafilo, Sokodé et Tchamba.  

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