23 Dec 2018

Le PNP contredit la CEDEAO et appelle déjà les Togolais à de nouvelles manifestations

Le Parti national panafricain (PNP) ne décolère pas. Ce samedi à Lomé, la première réunion hebdomadaire tenue par ce parti politique après le scrutin législatif du 20 décembre qualifié de libre et transparent par la CEDEAO, a fait mobiliser en grand nombre les militants.

Quand les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO réunis ce même samedi lors de leur 54ème sommet à Abuja au Nigeria estiment que le scrutin législatif s’est déroulé conformément à la feuille de route qu’ils ont définie le 31 juillet dernier à Lomé pour sortir le Togo de crise, le parti politique de Tikpi Atchadam parle déjà de remobilisation du nord au sud des Togolais dans les rues à travers de nouvelles manifestations pacifiques, pour, dit-on, faire échec à un ‘simulacre électoral’.

« Peuple togolais, la mobilisation doit continuer crescendo. Pendant que ça bouge à Dapaong, ça doit bouger à Aneho, pendant que ça bouge à Wahala, ça doit bouger à Notsè, ça doit bouger à Bè, Hédzranawoé, Agoè, Kantè, Kodjoviakopé, les marches ne doivent pas passer 2 jours sans donner de résultat », a déclaré Tchatikpi Ouro-Djikpa, conseiller du président du parti au cheval.

Et de s’adresser aux militants : « la balle est dans votre camp ».

Le PNP ne reconnaîtra donc pas aussi bien les résultats des élections législatives du 20 décembre que les 91 nouveaux députés qui en sortiront pour le renouvellement de l’Assemblée nationale.

« Dans tous les cas de figure, le nième simulacre électoral, plus qu’un échec, n’est qu’un non-sens, un non-événement auquel le peuple togolais ne doit reconnaître ni les résultats définitifs, ni les conséquences au niveau de l’hémicycle togolais », a lancé M. Ouro-Djikpa.

Contrairement à la CEDEAO qui trouve ces élections libres et transparentes, le PNP fait savoir que ces élections se sont déroulées avec une Commission électorale nationale indépendante (CENI) illégale, il n’y a pas eu de réformes constitutionnelles et institutionnelles et la mise en œuvre des mesures d’apaisement exigées avant la tenue de ces élections.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition, regroupement politique auquel fait partie le PNP,  n’a pas encore officiellement réagi. Mais à voir les réactions individuelles du chef de file de l’opposition et président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre et de la coordinatrice de cette coalition, Brigitte Adjamagbo Johnson, il y a de fortes chances que la crise sociopolitique togolaise reprenne de plus belle.

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