21 Dec 2018

Adjamagbo : ‘le régime a profité de sa position pour raconter des mensonges aux facilitateurs’

« A quelque chose, malheur est bon », dit-on. Utilisant ce proverbe ce vendredi matin, Brigitte Adjamagbo Johnson a fait des confidences sur les difficultés que la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a rencontrées devant les facilitateurs de la crise politique togolaise.

Selon la coordinatrice de la coalition des 14, le pouvoir de Lomé a abusé de sa position de gouvernement et de la souveraineté qu’il incarne formellement pour raconter des contre-vérités sur la coalition devant les facilitateurs de la crise, en vue de les désintéresser de la situation politique togolaise.

« Nous sommes dépeints comme des gens répugnants, des gens à qui il ne faut même pas parler. Si le régime croit avoir abreuvé les facilitateurs de mensonges pour les amener à se désintéresser de la situation togolaise et à se dire que cette opposition-là ne vaut pas la peine d’être suivie ou écoutée, il se trompe », a-t-elle déclaré sur la radio Nana FM.

Pour la secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), le scrutin législatif que le pouvoir de Lomé a tenu à organiser coûte que coûte malgré les nombreux appels pour son report, doit désormais permettre aux uns et aux autres de savoir de quel côté se trouve véritablement ‘le mouton noir’. En tout cas, il ne se trouve pas du côté de la coalition des 14, a-t-elle rassuré.

La coalition dit s’atteler à mettre un point d’honneur à déconstruire tout ce ‘mensonge’ et cette ‘manipulation’. Des observateurs électoraux ont été rencontrés à ce propos ce jeudi.

Elle a donc appelé le régime de Faure Gnassingbé, la CEDEAO et la communauté internationale toute entière, à tirer les enseignements qu’il faut de ce scrutin législatif qui n’a pas reçu l’engouement escompté.

Pour ce qui concerne le pouvoir togolais qui a toujours clamé haut et fort qu’il faut laisser le peuple s’exprimer, le moment est venu, d’être honnête pour se soumettre au verdict du peuple qui, a-t-elle ajouté, est une ‘sanction sévère’ contre le régime.

« Cette journée du 20 décembre 2018 restera dans les annales de l’histoire comme une journée historique où les Togolais ont pris leur responsabilité pour dire au régime de Faure Gnassingbé qu’ils ne joueront plus à son jeu », s’est-elle réjouie avant d’ajouter,  « s’ils ne tirent pas ces enseignements, ils ne peuvent plus gouverner ce pays ».

A la CEDEAO qui, selon les informations, doit tenir un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement ce samedi 22 décembre, l’actrice politique de l’opposition souhaite de tirer les enseignements qu’il faut de ces élections législatives.

Si les enseignements ne sont pas tirés, prévient-elle, la crise va s’amplifier. « Nous ne reconnaîtrons pas les élus qui sortiront de ces élections à partir du moment où nous exigeons l’annulation de ces élections. Tout comme les Togolais ont montré qu’ils sont déterminés, il faut garder la même détermination », a-t-elle relevé.

Brigitte Adjamagbo Johnson pense que ce scrutin législatif vient consacrer la coalition des 14 comme ‘porte-voix’ des aspirations des populations togolaises.

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