06 Dec 2018

Bawara : ‘pas de report des élections...Akufo-Addo et Condé sont témoins et conscients’

Il n’est pas possible d’arrêter le processus électoral en cours ni de reporter le scrutin législatif du 20 décembre prochain. La campagne électorale a démarré et le processus électoral ira à son terme avec la tenue du scrutin législatif le 20 décembre 2018, conformément aux décisions des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO.

Telle est la réponse de Gilbert Bawara à Brigitte Adjamagbo Johnson, la coordinatrice de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise sur RFI. Le porte-parole du gouvernement togolais se dit convaincu que le Togo ne basculera pas dans la violence. Il dit aussi que les facilitateurs dans la crise sociopolitique togolaise, notamment les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé sont témoins et conscients non seulement de tous les ‘efforts’ déployés par le gouvernement togolais et sa majorité mais aussi des ‘rejets systématiques’ de la coalition de tout ce qui a été fait pour les amener à rejoindre la CENI et à rejoindre le processus électoral et à participer aux élections.

Après avoir condamné les propos et déclarations récentes faites par la coordinatrice de la coalition des 14, le ministre de la Fonction publique se dit sûr que Mme Adjamagbo Johnson est en train de fourvoyer la coalition et de la conduire tout droit, dit-il, « dans une voie sans issue ».

Selon Gilbert Bawara, les Togolais dans leur immense majorité se désolidarisent des messages ‘incendiaires’ et les appels à l’affrontement et à la violence lancés par cette partie de l’opposition togolaise.

« Les propos et déclarations de Mme Adjamagbo sont profondément regrettables et condamnables et le gouvernement ne peut tolérer cette logique d’affrontement et de violence à l’endroit d’autres citoyens et des forces de l’ordre. Les Togolais n’accepteront pas de détruire et de bloquer leur pays en sachant les conséquences que cela pourrait entrainer pour l’ensemble de la communauté nationale », a-t-il déclaré ce jeudi sur RFI.

Il poursuivra que la non-participation de la coalition des 14 aux élections procède d’un choix libre de ne pas participer alors, souligne-t-il,  que « les facilitateurs, le comité de suivi et le gouvernement togolais se sont investis pour garantir un processus inclusif, transparent et équitable ».

Il n’y a aucune anomalie qu’une famille dirige un pays de père en fils pendant 50 ans

La question de l’éligibilité ou non du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé au pouvoir depuis 2005, note le ministre, est un débat qui n’a pas lieu d’être. « Actuellement, la majorité parlementaire est parvenue en commission des lois, à adopter un projet de révision constitutionnelle qui va au-delà des revendications de l’opposition, notamment en ce qui concerne la limitation à 2 du nombre de mandats présidentiels », a-t-il soutenu.

Il dit croire que les facilitateurs et les présidents de la CEDEAO avaient le souci de faire en sorte que chaque parti politique conserve la liberté et son droit de désigner ses candidats à tous les scrutins, y compris le scrutin présidentiel.

« Le moment venu, le parti UNIR se réunira et décidera librement qui sera son candidat à l’élection présidentielle. La liberté et le droit sont laissés à UNIR de choisir son candidat et personne d’autre que UNIR ne viendra imposer le candidat de UNIR à la prochaine présidentielle », a-t-il poursuivi.

Toujours sur cette question des réformes, le bras droit de Faure Gnassingbé estime qu’il n’y a aucune anomalie qu’une famille dirige un pays de père en fils depuis 50 ans.  « Comme aux Etats-Unis, un fils de Georges Bush, paix à son âme, a été président, dans d’autres pays c’est possible. Je crois qu’il revient exclusivement aux Togolais, à l’occasion des scrutins, de se déterminer sur les candidats au Togo », a-t-il indiqué.

A la question qu’entre les deux (2) Bush, il y a eu l’alternance Bill Clinton, ce qui n’est pas le cas au Togo, le ministre rétorque qu’il y a toujours eu au Togo des élections ouvertes, démocratiques et transparentes avec plusieurs candidats issus de l’opposition.

Selon lui, les violences issues de l’élection présidentielle de 2005, avec à la clé plusieurs centaines de morts, ne sont pas exclusivement imputables à une partie.  « On était dans un contexte tout à fait particulier au lendemain de la disparition du feu président Gnassingbé Eyadéma. Depuis lors, des réformes importantes ont été faites et réalisées. Il faut se féliciter de ces progrès qui doivent être poursuivies », a-t-il ajouté.

Il a aussi répondu à la question si la famille Gnassingbé sera au pouvoir pendant 50 autres années. Le porte-parole du gouvernement togolais estime d’une part qu’il revient au Togolais, de déterminer leurs candidats et leur président de la République et d’autre part qu’il n’y a personne qui ait vocation à s’éterniser au pouvoir pendant 50 ans.

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