02 Dec 2018

Législatives 2018: « un siège de perdu, est un siège de trop », déclare la population du canton de Ountivou dans l'Ogou

Les militants du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR) du canton de Ountivou dans la préfecture de l’Ogou, ne sont pas du tout contents. Le candidat UNIR de ce canton pour les élections législatives du 20 décembre prochain ne leur convient pas.

C’est ce que les chefs traditionnels, appuyés par les leaders d’opinion et les personnes ressources de ce canton, le groupe des femmes et les ressortissants Adja résidant à Lomé, qui se disent très attachés à l’idéologie du parti UNIR ont signifié dans une lettre adressée au secrétaire exécutif, Aklesso Atcholé. Pour ces militants, il n’y a l’ombre d’aucun doute que le candidat Sénou Soklingbé a été parachuté  par le major Kouloun qui n’est plus à présenter, et ceci, ‘sous le regard impuissant du vice-président région des plateaux et contre l’assentiment de toute la communauté’.

Les auteurs de cette lettre mettent en avant plusieurs raisons pour lesquelles ce candidat imposé n’est pas le bon pour le parti. « Le candidat est inconnu et jamais vu par les populations, il n’a fait son apparition qu'à l'ouverture du dépôt des dossiers de candidature, il n’a jamais participé à une manifestation du parti, ni au niveau national, préfectoral voire dans le canton où il est parachuté, il n’est pas connu par les militants dans la préfecture de l’Ogou. Même lors de récentes activités sur le recensement électoral, Sénou Soklingbe était totalement invisible. Les populations à la base ne le connaissent pas  et vis-versa », soulignent-ils.

Se disant préoccupées par la victoire du parti UNIR dans ce canton comme ce fut le cas lors des élections législatives passées, les militants se posent des questions que voici : « comment ce candidat peut être aimé et écouté par les populations à la base que lui-même ne connaît pas ? Comment il peut avoir la capacité de convaincre l’électorat et de vendre le programme du parti aux populations à la base que lui-même méconnaît ? Comment peut-il travailler en synergie avec ces collègues militants qu'il dénigre déjà ? ».

Soupçonnant des raisons inavouées qui ont milité en faveur de la personne imposée, ces militants et sympathisants du parti UNIR ne comprennent surtout pas pourquoi on a mis sur les carreaux des ceux qu’ils qualifient de ‘dignes fils militants et acteurs de l’émergence intégrale du milieu, soucieux du développement économique, constructif, harmonieux et fraternel’. Il s’agit, selon eux, de Yaovi Agbenowossi, Noudégno Afan et de Pierre Djima Gechi.

Dans la course vers ces élections législatives, soulignent-ils, ‘un siège de perdu est un siège de trop’. Les chefs cantons de Ountivou demandent alors aux responsables de UNIR de prendre en compte ces préoccupations, afin, disent-ils, que le travail soit accessible sur le terrain. « La victoire est certes acquise mais long est encore le chemin à parcourir et grand le travail à abattre pour le sacre du parti UNIR », concluent-ils.

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