15 Nov 2018

Togo : les ‘Forces vives’ accusent la CEDEAO, le Groupe des 5 et proposent

Les ‘Forces vives Espérance pour le Togo’, un mouvement composé d’hommes et de femmes issus des confessions religieuses chrétienne, musulmane, traditionnelle et des organisations de la société civile, ont pointé ce jeudi à Lomé le doigt accusateur sur la CEDEAO et le Groupe des 5 composé des ambassades d’Allemagne, des Etats-Unis d’Amérique, de France, de la Délégation de l’Union européenne (UE) et de la Coordination du Système des Nations Unies au Togo.

Pour cette organisation, la CEDEAO vient encore une fois de trahir le peuple togolais, malgré sa responsabilité dans les événements douloureux de 2005. La cause de cette trahison, pensent le révérend père Pierre Marie-Chanel Affognon, porte-parole de ce mouvement et ses collaborateurs, est l’existence ‘d’obscurs calculs politiciens et des intérêts individuels de certains fonctionnaires de la CEDEAO dont l’intégrité pose problème’.

Le mouvement Forces vives Espérance pour le Togo a également tenu à exprimer son indignation à la suite la déclaration conjointe des ambassades d’Allemagne, des Etats-Unis d’Amérique, de France, de la Délégation de l’Union européenne (UE) et de la Coordination du Système des Nations Unies au Togo.

« Ce groupe d’institutions ne s’émeut guère lorsque des citoyens perdent leur vie, sont sauvagement molestés par des milices, mais se permet d’indiquer aux partis politiques dont sont membres certains de ces citoyens, l’attitude à adopter dans les circonstances présentes », relève-t-il.

Selon ce mouvement, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) actuelle présidée par Kodjona Kadanga, ne peut pas offrir des élections transparentes et démocratiques. Deux (2) raisons sont avancées pour justifier cette position.

« Au regard des articles 12 et 14 du code électoral, elle n’a pas d’existence légale et tout ce qui a été accompli par elle jusqu’à présent a été fait dans la plus grande irrégularité et illégalité. Et organiser des élections dans les conditions actuelles est inacceptable pour le Togo dans la mesure où aucune des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales n’est faite », indique la déclaration produite par les forces vives.

Des élections organisées dans de telles conditions, soulignent les responsables de ce mouvement, vont ouvrir la porte à des troubles liés à la contestation des résultats. Et pourtant, ajoutent-ils, les mesures d’apaisement, préalable indispensable à tout processus électoral, n’ont pas été menées à terme.

Le prélat et ses collaborateurs se disent dans l’obligation de demander à chaque citoyen togolais de prendre ses responsabilités en soutenant toute initiative et en prenant toute décision qui va dans le sens de ces dénonciations et exigences.

Car pour eux, dire non au processus de recensement en cours et aux élections législatives du 20 décembre 2018 dans les conditions actuelles, « est un acte de lucidité et de maturité ».

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