30 Oct 2018

UFC : « ces gens-là (coalition des 14) ne savent pas ce qu’ils font »

Très attendu, Gilchrist Olympio ne s’est pas présenté devant la presse ce mardi. La conférence de presse de l’Union des forces de changement (UFC) a été animée par ses lieutenants. L’objectif de cette sortie du parti jaune, selon Isaac Tchiakpé et Folly Gada Ekué, 2 conseillers politiques du président de l’UFC et André Johnson, ministre, c’est d’éclairer l’opinion sur la situation politique que traverse le Togo.

Le parti politique qui se dit aîné sur la scène politique togolaise, pense que la coalition des 14 partis politiques de l’opposition doit revenir à la raison parce que, souligne-t-il, elle ne sait pas ce qu’elle est en train de faire en étant toujours dans la ‘confrontation frontale’ avec le pouvoir de Faure Gnassingbé.

Selon M. Tchiakpé, si la méthode qu’ils ont choisie était si juste que cela, la providence leur aurait déjà ouvert la voie.

« Nous avions longtemps fait dans la confrontation frontale et nous avions eu recours  à la force mais cela n’a pas marché. Nous remercions ce peuple qui a toujours soutenu et solidarisé avec le parti jusqu’au moment où nous avons dit à ce peuple attention, la méthode par laquelle nous vous avons tenue, semble ne pas porter des fruits », a lancé M. Ekué.

Pour eux, continuer dans la belligérance est une erreur et seule la voie du règlement politique tracé par le président national de l’UFC peut apporter une solution à la crise politique.

« Notre approche est celle de la négociation coopérative et tient compte de notre histoire. Nous allons apporter la paix dans ce pays, nous y allons avec la patience, de la conviction et de la fermeté. Ce n’est qu’une question de temps », a marqué Isaac Tchiakpé qui a tenu à ajouter que les insultes et les invectives ne détourneront pas l’UFC de cette ‘mission’.

Sur la question de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’UFC persiste et signe qu’elle est un parti d’opposition et a sa place au sein de cette institution, n’en déplaise à ceux qui pensent le contraire.

« Notre présence à la CENI ne crée pas de déséquilibre. Que nous y soyons ou pas, les représentants du parti au pouvoir et de l’administration seront au nombre de 9 et tant que le quorum est atteint, ils continueront de dérouler les activités pour aller aux élections », a expliqué l’un des conseillers de M. Olympio.

Cependant, soulignent les responsables de cette formation politique, leur représentant qui siège au sein de cette institution ne démissionnera que si la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) débarque et dit que l’UFC n’a pas sa place dans la CENI.

Autre question importante pour le parti de Gilchrist Olympio, ce sont les prochaines élections. L’UFC ira aux prochaines échéances électorales non par suivisme mais par respect et par honneur vis-à-vis de la CEDEAO.  

Elle a, par conséquent, lancé un appel à tous ses militants à aller voter le moment venu pour le renouvellement de la classe politique.

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