26 Oct 2018

Satchivi demande sa libération mais écarte toute idée de pardon

Depuis la prison civile où il est incarcéré, le premier porte-parole du mouvement ‘En aucun cas’ a écrit au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.  Dans cette lettre ouverte publiée par le site d'informations icilome.com, Foly Satchivi demande la libération mais dit qu’il ne demandera pas pardon pour des faits qu’il n’a jamais commis.

Le président de la Ligue togolaise des droits des étudiants (LTDE) dit être malade depuis 3 semaines mais que les soins lui sont refusés. Selon cet activiste, certaines personnes seraient entrées en contact avec sa mère pour lui signifier que si son fils demandait pardon, il allait être libéré.

« Non, je ne le ferai pas. Ni aujourd'hui, ni demain, ni après-demain. Car je ne me sens en rien coupable », répond Foly Satchivi.

M. Satchivi estime qu'en ordonnant sa libération et celle de tous ceux qui sont ‘injustement incarcérés’, le président de la République fera naître une lueur d'espoir dans l'esprit des institutions internationales, des investisseurs étrangers, des organisations défense des droits de l'homme, des médias nationaux et internationaux et des citoyens de tous les pays. 

« Espérant qu'à travers cette missive je ne vous ai pas froissé davantage et qu'après lecture, vous ferez prendre les mesures urgentes qui s'imposent en vue de ma libération et celle de mes compatriotes prisonniers politiques ou d'opinion dans les prochaines heures, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'assurance de mes sentiments distingués », conclut l’activiste.

Arrêté en août dernier pour avoir, selon le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Yark Damehame, nargué les forces de l’ordre, Foly Satchivi verra son chef d’accusation conjugué en ‘actes et faits de rébellion et des faits d’apologie de crime et de délit’.

La rébellion est réprimée à l'article 498 du nouveau code pénal et l'apologie de crimes et délits à son article 522. Toute personne coupable de rébellion est punie de 2 à 3 mois d'emprisonnement et de 3 à 5 ans pour les délits de la provocation et de l'apologie des crimes et délits.

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