18 Sep 2018

Djimon Oré : « le processus électoral en cours est criminel »

‘Criminel’, ‘bancal’, ‘une mascarade’, voilà les mots choisis par Djimon Oré, le président du Front des patriotes pour la démocratie (FPD) pour qualifier le processus électoral en cours. Un processus électoral qui, selon la Commission électorale nationale indépendante (CENI) présidée par Kodjona Kadanga, va aboutir avant la fin de cette année, à un référendum, aux premières élections locales depuis plus de 30 ans et aux législatives.

Selon le député, il est clair que les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ont choisi le parti de la Françafrique et des puissances impérialistes, celui de maintenir le régime de Faure Gnassingbé au pouvoir.

« Avec cette CENI, on veut amener encore le peuple à l’abattoir et vers une catastrophe totale. Au niveau du FPD, cela ne nous fait ni chaud ni froid », a-t-il déclaré mardi sur une radio de la place.

En attendant que le Conseil national de son parti siège pour dire s’il prendra part aux prochaines élections ou non, M. Oré pense que pour l’instant, il faut arrêter le régime en place dans sa progression. « C’est la préoccupation fondamentale du FPD », a-t-il ajouté.

Djimon Oré n’a pas manqué de profiter de l’occasion pour dire un mot de la stratégie de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, le regroupement de partis politiques qu’il ne cesse de critiquer depuis le début. Il dit avoir prédit que les manifestations de rues de cette coalition qui ont conduit à un dialogue politique, ne donneraient rien.

« Les forces obscures coalisées qui se disent proches du peuple, se mettent ensemble avec le pouvoir pour narguer le peuple. Aujourd’hui, ils jouent les étonnés que la réunion du comité de suivi n’a rien donné et c’est ce qu’ils ont fait pendant 30 ans », a-t-il regretté.  

L’ancien ministre de la communication persiste et signe, la solution au problème du Togo doit être interne à travers une assise nationale qui va aboutir à une transition politique de quelques années.

« Le bas peuple comprendra un jour, tôt ou tard qu’il faut se lever et renverser tout et être maître de son destin », espère l’ancien militant de premier ordre de l’Union des forces de changement (UFC) de Gilchrist Olympio.

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