03 Sep 2018

Le PNP se méfie de nouvelles manifestations de rue

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise doit-elle redescendre dans les rues pour provoquer l’arrêt des travaux d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) controversée qui court vers les élections ? La question taraude les esprits.

Mais le parti politique instigateur des manifestations de rue du 19 août 2017 déclenchant une contestation sans précédent contre la gouvernance du régime de Faure Gnassingbé, se montre méfiant envers de nouvelles manifestations de rue.

Au Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, on pense que ce serait donner l’occasion à l’ « adversaire » en face de profiter de l’occasion pour créer des situations pour refuser ensuite la mise en œuvre de la feuille de route proposée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) pour sortir le Togo de sa crise politique.

Selon Ouro-Djikpa Tchatikpi, le conseiller du président du PNP,  répondant samedi lors de la réunion hebdomadaire du PNP aux Togolais de la diaspora qui souhaiteraient voir la coalition des 14 partis politiques de l’opposition descendre dans les rue pour arrêter le travail ‘unilatéral’ de la CENI, il faut faire attention.

« Si on ne fait pas attention, l’adversaire va profiter des marches pour créer des situations. L’adversaire tremble devant la feuille de route et si on lui donne les moyens, il va créer des situations pour refuser d’appliquer cette feuille de route », a déclaré le responsable dudit parti politique.  

Dans un contexte politique où la feuille de route proposée par la CEDEAO le 31 juillet dernier à Lomé, lors de son sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, tarde à être mise en œuvre, l’application de la feuille de route est un problème pour l’adversaire, soutient-il.

« On doit être vigilants, patients et éveillés. Il y a des pièges à 100 mètres devant nous  avec des voies balisées qui nous amènent directement aux pièges », a-t-il relevé.

Pour lui, il est clair que les médiateurs de la crise que sont les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé, vont venir, malgré le retard accusé.

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