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27 Jul 2018

Solution d’un jeune togolais pour sortir le Togo de la crise

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) ne va pas finir le travail que les gigantesques manifestations populaires n’ont pas réussi. C’est ce qu’écrit dans une lettre ouverte adressée à toute la classe politique togolaise, un jeune togolais résidant au Canada.

Selon Radjoul Mouhamadou, puisque c’est son nom, la CEDEAO ne pourra pas démettre le chef de l’Etat actuel ni imposer un véritable gouvernement de transition qui va déposséder la majorité présidentielle actuelle de toute prérogative.

Tout ce que peut faire le 31 juillet prochain lors de son Sommet à Lomé l’organisation communautaire, écrit-il,  c’est suggérer une solution de partage du pouvoir dans le cadre d’un ‘gouvernement inclusif’ dirigé par une personnalité de l’opposition ou de la société civile.

Pour cet ancien journaliste, la transition politique que proposent la coalition des 14 partis politiques et le front citoyen ‘Togo debout’ pour sortir le pays de la crise, pose 2 problèmes notamment d’ordre définitionnel et juridico-politique.

Le régime de Faure Gnassingbé n’étant ni une dictature, ni une démocratie, ne répond donc pas au passage progressif d’un régime de dictature ou non-démocratique à un régime démocratique que suggère le principe de la transition politique.  

Et des exemples tunisien, burkinabé, libyen voire les transitions latino-américaines, on note selon lui qu’une transition démocratique se met en place après le renversement de l’ordre et des élites politiques anciennes ou de l’ordre politique de rupture révolutionnaire ou se fonde sur un accord tacite ou une décision unilatérale, une politique de réforme, de changement de type de régime politique.

Au Togo, relève-t-il, la première transition de l’histoire du Togo avait buté sur les chars de l’armée et la résistance du général Eyadema à lâcher le pouvoir.

Au regard de ce qui précède, « il est improbable que le régime actuel donne son consentement à un nouveau gouvernement de transition à l’issue incertaine », pense le jeune togolais.

Après avoir fait observer que sauf renoncement volontaire au pouvoir de la majorité actuelle, il apparait hasardeux de miser sur la force du droit communautaire pour inverser l’ordre politique interne actuel au profit de l’opposition coalisée, écrit Radjoul Mouhamadou.

Devant cette situation, il faut retrouver le ‘sens du commun’ à travers un ‘gouvernement de consolidation démocratique’ qui ne laisse personne au bord de chemin.

« Ce type de gouvernement a l’avantage non négligeable de nous épargner les écueils d’une réédition tragique de la transition manquée de 1991 en s’inscrivant plutôt dans la continuité d’un processus évolutif de démocratisation », propose-t-il.

La formule, ajoute l'étudiant en relations internationales au Canada, a le mérite de reconnaître les avancées démocratiques accumulées durant les deux dernières décennies et de valider la nécessité d’un approfondissement démocratique du système politique togolais à laquelle souscrivent pouvoir et oppositions.

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