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La gendarmerie empêche Mes Gally, Ajavon et Dégli de tenir leur conférence de presse Mes Gally, Ajavon et Dégli en discussion avec l'officier de gendarmerie
29 May 2018

La gendarmerie empêche Mes Gally, Ajavon et Dégli de tenir leur conférence de presse

La conférence de presse de l’Association pour la promotion de l’Etat de droit (APED), pour proposer une solution de sortie de la crise qui secoue le Togo depuis août 2017, n’a pas pu avoir lieu ce mardi au CESAL. Tôt le matin, une horde de gendarmes a pris d’assaut l’enceinte avec pour raison principale, l’association organisatrice de la conférence de presse n’a pas de base légale.

Ce qui a amené les prêtres à sortir pour demander à  la gendarmerie de respecter les lieux. Sortie pour se poster devant la clôture, la gendarmerie veillait au grain. Arrivés aux alentours de 10 heures, les trois (3) conférenciers, Mes Djovi Gally, Zeus Ata Messan Ajavon et Jean Yaovi Dégli ont échangé pendant quelques minutes avec l’officier de gendarmerie qui commandait la troupe. Celui-ci leur a clairement dit que leur rencontre avec la presse ne peut pas tenir.

Selon Me Zeus Ajavon, l’APED a été créée le 5 octobre 1990, une date très importante dans l’histoire du Togo, et a même été représentée à la conférence nationale souveraine (CNS). Elle a, a-t-il poursuivi, organisé plusieurs colloques internationaux au Togo.

« Cet incident montre encore une fois qu’il y a une frilosité de la part des autorités qui nous gouvernent. Cela est tout simplement dommage parce que ça n’apporte rien de positif pour le pays », a déploré Me Gally.

Avant de partir du CESAL, les trois avocats ont accordé une interview à la presse, interview qui a arrêtée à l’approche des éléments de la gendarmerie.

Pour sortir de la crise togolaise, l’APED propose, dans une déclaration liminaire, la mise en place d’un gouvernement de transition avec un Premier ministre désigné au sein de l’opposition togolaise, une instance internationale ‘neutre et indépendante’ pour remplacer la Commission électorale nationale  indépendante (CENI), aux fins de garantir la transparence et l’équité des prochaines échéances électorales.

Une force de la CEDEAO devra être déployée sur l’ensemble du territoire national, avant, pendant et après les élections, comme ce fut le cas en 1993, avec les forces françaises et burkinabés, soutient l’association. « Cela permettra de rassurer les populations togolaises traumatisées », précisent les 3 avocats.

Six (6) mois après la mise en place du gouvernement issu des élections législatives, les états généraux de la défense nationale doivent être organisés pour trouver une solution définitive au problème récurrent armée/nation, notent-ils.

L’APED trouve que l’actuel chef de l’Etat, devra lui-même prendre la décision de ne pas se porter candidat à la prochaine élection présidentielle (en 2020) pour, dit-elle, répondre à l’esprit de la constitution de 1992.

Pour ce qui concerne les réformes politiques, l’APED propose des réformes constitutionnelles et institutionnelles de manière consensuelle, de préférence par voie parlementaire. Ces réformes doivent comporter la limitation du mandat présidentiel à deux fois 5 ans avec la formule querellée « en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats ».

L’association demande également la libération totale et immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques.

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